Les résultats du référendum au #Royaume-Uni, pour déterminer si ce dernier doit sortir ou non de l'#Union Européenne, ont été révélés le 24 Juin 2016, avec 51,9% de votes pour le "Leave". Ces chiffres ont créé une réelle onde de choc, car le cours de la livre sterling et des actions à la City, à la hausse 48 heures avant le scrutin, semblait montrer la confiance des investisseurs, et parce que l'assassinat de la députée Joe Cox, pro-européenne, ont rendu méfiants les anglais, craignant que les pro-brexit ouvrent la voie à d'extrêmes dérives.

 

Si le Brexit est choisi par les anglais, beaucoup révèlent des regrets, constatant une vague de propos racistes et xénophobes sur les réseaux sociaux.

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Bien que la plupart des votes en faveur du Brexit soient motivés par les montants versés à l'Union et à une perte de souveraineté du pays, qui estime que cela freine sa croissance et augmente les flux migratoires, certains votes ont été motivés par une volonté de fermeture des frontières et un retour en arrière pour se replier vers son propre pays, pour s'auto-suffire.

 

Peut-on s'auto-suffire sans les échanges commerciaux à l'international ?

Le nouveau maire de Londres, Sadiq Khan, lui-même un exemple d'intégration, a déclaré sur la place de Trafalgar Square : "Pour les européens résidents ici et autour de notre ville de Londres, vous êtes les bienvenus ici". Il avait déjà tenté de rassurer l'opinion via Twitter le jour des résultats, en précisant que "Londres continuera d'être la ville de réussite qu'elle est aujourd'hui".

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Que va-t-il se passer ensuite ? 

On tente d'anticiper ce qu'il devrait advenir en 2018. En effet, le peuple anglais doit déposer, d'ici fin 2016, sa demande de retrait de l'Union de manière officielle. Il faut, en amont, réorganiser le gouvernement et voir si David Cameron, pro-européen, va démissionner. De nouveaux leaders politiques devront être nommés, en espérant que cela apaise les vagues populistes qui émergent, et aide à aller de l'avant.

 

Ensuite, l'U.E et le Royaume-Uni devront trouver un accord, notamment sur les travailleurs européens et les règles qui demeureront en place durant 24 mois après la demande de sortie, soit fin 2018. La négociation d'un accord concernant les échanges commerciaux internationaux sera initiée, car la perte de ces échanges mettraient tous les acteurs en péril. L'U.E proposera au Royaume-Uni son maintien dans l'Espace économique européen. Cela permettrait aux travailleurs européens de continuer à travailler sur le sol anglais sans visa, et aux travailleurs anglais de poursuivre leurs emplois dans tout l'E.E.E.

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Mais dans ce cas, le Royaume-Uni devra continuer à payer une partie de la taxe versée à l'Union. Si cette proposition est refusée, il faudra déterminer un accord sur mesure pour les anglais. Tant que l'accord n'est pas trouvé, et l'impasse se trouve ici, le débat devra se poursuivre et nous resterons dans l'incertitude, avec des normes européennes encore appliquées durant 2 ans puis, qui seront, soient prolongées en attendant une décision ferme, soit abandonnées.

 

Enfin, dans les mois à venir l'Ecosse et l'Irlande du Nord devraient demander un référendum pour sortir du Royaume-Uni, car ils sont opposés à la sortie de l'U.E. Le climat politique risque de s'échauffer, et de nouveaux flux migratoires pourraient se renforcer vers l'Ecosse et l'Irlande du Nord.

 

Je vous invite à suivre le cours de la livre sterling, et à bien choisir si vous deviez vous installer sur le sol britannique, comme c'est d'ailleurs mon cas. Je vais travailler à Londres au moins 6 mois, tout en préparant des pistes vers l'Ecosse ou l'Irlande en cas de perturbation économiques.

 

Avez-vous des avis sur l'impact du Brexit sur la France et ses expatriés ?

 

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