Avec la baisse du chômage sous la barre symbolique des 10% (à 9,9% exactement en prenant en compte l’Outre-Mer, et 9,6% pour la métropole), les partisans du camp Hollande verront là les résultats de la #Politique menée depuis 2012. C’est effectivement une nouvelle (assez) inattendue compte tenu de la faible, voire quasi nulle, croissance française au second trimestre 2016. Mais force est de constater que les entreprises embauchent à nouveau puisque ces recrutements concernent 24 000 personnes dans les secteur privé, ce qui n’est évidemment pas négligeable.

Quelle est la nature de ces emplois ?

Cependant en y regardant de plus près les nouveaux emplois sont peu qualifiés, contribuant certes à la baisse des chiffres du #Chômage mais pas à la compétitivité du pays.

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Ces postes sont particulièrement ciblés par le patronat français car, d’une part, ils en ont besoin pour produire, et d’autre part, des changements réguliers ont été menés pour inciter les entreprises à embaucher du personnel peu qualifié, et ce depuis Edouard Balladur au début des années 1990. Ainsi les charges patronales sur ces catégories d’emplois ont été diminuées, la mise en place des 35 heures hebdomadaires a aussi contribué à réduire le coût du travail, et on peut enfin citer le CICE, le dispositif de #François Hollande qui permet une réduction des charges sur les rémunérations les plus faibles.

Faut-il se réjouir de ces embauches ?

Premièrement : oui. Toute embauche est toujours la bienvenue, qu’elle soit qualifiée ou non. Cela signifie des rentrées d’argent pour des ménages qui pourront dépenser et faire vivre ainsi l’économie française.

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Deuxièmement : non. Ces emplois peu qualifiés sont bénéfiques sur le court terme (notamment pour faire diminuer le chômage à 9 mois des élections présidentielles) mais pas sur le long terme. En effet ce sont des emplois peu productifs et à faible valeur ajoutée ce qui ne stimule pas la compétitivité de la France, ce qui n’est jamais une très bonne nouvelle. Et puis ces embauches concernent essentiellement des CDD plutôt que des CDI, accroissant la précarité de l’emploi. Ce qui signifie aussi autre chose : les emplois précaires pour les personnes peu qualifiées et les emplois stables et sécurisants pour les plus qualifiés, ce qui peut être une source de frustration sociale sur le long terme.