Sortir du ras le bol fiscal est un enjeu pour le quinquennat Hollande, il éviterait l'étiquette "Président des impôts" car rappelons-nous que Nicolas Sarkozy avait été estampillé "Président des riches". Bien évidemment la volonté est de cibler les classes supérieures et avant une élection, la stratégie n'est pas terrible...

Pourquoi influer sur l'impôt sur le revenu ?

Il existe plusieurs impôts, mais le seul qui se voit est l'impôt sur le revenu. En matière de communication, c'est donc cet impôt qui doit être impacté, mais les choses ne sont pas si simples et semblent poser des problèmes à Bercy. Pourquoi est-ce compliqué ? Baisser un impôt signifie des recettes en moins...

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En l' état, la note oscillerait entre 2 milliards et 2 milliards et demi ! Si on y met en face une reprise économique toujours un peu fragile, et la tenue des engagements déficitaires, cette baisse d'impôt paraît peu probable. De plus, modifier l'impôt sur les revenus, c'est toucher aussi à sa conception, au droit fiscal. Aujourd'hui, moins d'un foyer sur 2 paye cet impôt soit 16 millions de personnes ; en réduisant ce ratio, on agit sur la notion de consentement à l'impôt en déresponsabilisant une partie de la population au profit de personnes qui payent, et pour certains déjà beaucoup. Le consentement est le socle de l'impôt, il date de la révolution et figure dans l'article 1 du droit fiscal "le parlement autorise l'Etat à percevoir l'impôt". Voilà un sujet délicat pour une démocratie.

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Que peut-il se passer fiscalement pour les ménages Français?

Peut-être quelques gestes moins médiatiques, une baisse de la CSG (contribution sociale généralisée) pour les retraités, une augmentation minime de la nouvelle prime d'activité... pas de quoi améliorer le #pouvoir d'achat de tous les Français. L'impôt sur le revenu est bas comparativement à celui des autres pays européens, et pour influer sur notre porte monnaie, l'Etat devra faire preuve d'imagination et exploiter l'assiette d'autres impôts comme la TVA, la CSG ou pourquoi pas les cotisations sur les salaires. Une fois de plus, le dossier sur la baisse de la fiscalité prend l'allure d'un enfumage électoral sur fond de burkini. Discrètement, sans publicité, une nouvelle taxe appelée TSER (taxe spéciale d'équipement régionale) s’appliquera dés Janvier 2017, en partie aux détenteurs de foncier bâti. Le désengagement de l'état envers les régions s'amplifie, avec un impôt en plus qui suscite déjà la colère. Une chose est certaine, la baisse de la fiscalité ne passera pas par les impôts locaux ! #fiscalité