Alors que la CGPME, l’organisation syndicale patronale des Petites et Moyennes Organisations dirigée par François Asselin, réclamait un taux d’imposition sur les sociétés de 25% au lieu de 33,33% actuellement, #Manuel Valls annonce aujourd’hui, mardi 23 août 2016, que ledit #impôt sera abaissé à 28%.

Un taux d’imposition européen  des plus élevés

Cette baisse est rendue possible par une diminution du déficit de l’Etat selon le Premier ministre, qui précise tout de même que le taux de 28% sera applicable « sur une partie des bénéfices » des PME. Manuel Valls a expliqué que ce nouveaux taux s’ajoute à la baisse des charges patronales de 5 milliards d’euros. Il faut dire qu’il était plus que temps de réduire – enfin – l’IS en France puisqu’au au regard de nos voisins européens, notre pays, avec ses 33,33%, affiche un des taux les plus élevés : 30,2% en Allemagne, 22% au Danemark, 19% en Pologne, 17% en Slovénie, 12,5% en Irlande, 10% en Bulgarie. Seulement Malte (35%) et la Belgique (33,99%) ont un taux d’imposition sur les sociétés plus important que le nôtre. Ce qui est peu quand on sait que l’Union Européenne compte 28 pays.

En abaissant l’IS de 5,33 points pour le porter à 28%, la France se rapprocherait de la moyenne européenne qui est de 22,5%.

Conséquences attendues

Tout d’abord continuer à armer la France pour rester compétitive et attirer de nouveaux entrepreneurs paraît être la première conséquence espérée de cette baisse. Cela donnera certainement plus de motivation à des personnes souhaitant se lancer dans l’aventure entrepreneuriale.

Deuxièmement contenter les PME, et plus globalement le patronat, qui voulait cette baisse depuis longtemps sans avoir eu gain de cause jusqu’à aujourd’hui.

Enfin, il est évident qu’une conséquence politique est plus qu’espérée. A même pas un an des élections présidentielles l’objectif pour le #Gouvernement est de s’attirer les bonnes grâces des chefs d’entreprises et de leur bulletin de vote. Cela permettra donc à François Hollande, s’il se représente, de pouvoir se targuer d’avoir entendu et écouté le patronat français.

Réduction espérée du déficit

Cet abaissement de l’IS est rendu possible par la baisse du déficit sous les 3% l’année prochaine, selon le Premier ministre. Certes d’un côté l’Etat percevra moins de recettes en fixant l’IS à 28%, mais de l’autre côté son équilibre budgétaire reprend des couleurs. A noter cependant que la Cour des Comptes a exprimé quelques réserves quant à la baisse du déficit sous les 3%, mais qu’importe si cet objectif n’est pas rempli car la gauche espère être réélue d’ici là.