Peu de temps après avoir découvert le logiciel de trucage chez l’allemand Volkswagen, le français Renault est la cible d’une enquête pour avoir utilisé un système similaire afin de modifier les résultats des tests de pollution. Encore plus gênant : le #Gouvernement aurait caché les conclusions de la Commission Royal selon le journal anglais « Financial Times ».

Sur quels éléments est accusé Renault ?

Le journal anglais avance le témoignage de 3 des 17 membres de ladite Commission qui auraient reconnu que la marque française aurait en effet truqué les tests pour pouvoir commercialiser ses voitures. Le modèle le plus mis en cause est la Renault Captur qui rejetterait ainsi jusqu’à 11 fois les émissions officielles.

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A noter que ces soupçons se portent, comme chez Volkswagen, sur les voitures diesel.

Par ailleurs l’ONG France Nature Environnement, à travers Charlotte Lepitre, a confirmé que le système antipollution installé par le constructeur français ne fonctionnerait plus sur les longs trajets, ce qui n’a bien sûr pas pu être détecté lors des tests. Evidemment aucune mention de ces éléments n’apparaît dans le rapport de la Commission.

Silence du gouvernement et bref communiqué pour Renault

Le ministère de l’Environnement (dont Ségolène Royal est le ministre) n’a pas souhaité s’exprimer sur le sujet et préfère garder le silence. Il faut dire que si les soupçons se révèlent exacts cela deviendra une affaire embarrassante pour l’ensemble du gouvernement, et plus particulièrement pour le Président qui voit les élections présidentielles approcher à grands pas.

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Renault a cependant réagi aux sollicitations du Financial Times : « Nos modèles sont conformes à la loi et aux normes dans tous les marchés où ils sont vendus ». Ou encore face à l’AFP : « nos véhicules ne sont pas équipés de logiciels truqueurs […] le groupe a pleinement coopéré avec la commission en fournissant toutes les explications techniques qui ont été demandées ».

Les marchés financiers n’ont pas attendu longtemps pour réagir à la nouvelle puisque le cours de Renault est la plus forte baisse du CAC 40.

L’Etat est-il aussi en cause ?

Il peut sembler plausible que ce soit vrai, même si à ce stade aucune preuve n’a pu être produite. En effet l’Etat détient encore 20% du constructeur français et souhaite vendre une partie de ses actions pour n’en posséder plus que 15%. Première hypothèse : dissimuler ce genre d’information permet de ne pas dégrader la valeur du titre en bourse et donc de maximiser ses gains lors de la vente.

Par ailleurs, et encore une fois, à l’approche des élections et avec les « scandales » qui se sont déjà déroulés dans le passé du quinquennat de François Hollande, il était plus sage politiquement parlant de cacher le système frauduleux de Renault.

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Deuxième hypothèse : éviter les affaires embarrassantes pour se donner toutes les chances au mois de mai 2017.

Rappelons aussi que c’est le gouvernement qui était chargé de rédiger les rapports de la Commission Royal et que ce même gouvernement a donc des intérêts auprès de ces constructeurs automobiles. #Automobile #François Hollande