Alors que certains se réjouissent de voir le traité #TAFTA démantelé par l'Union Européenne, un nouveau traité transatlantique est en cours. En effet, le CETA (Controlled Environment Testing Association) serait a priori un avenant au TAFTA, et ne serait qu'un moyen de contourner et de faire approuver plus facilement ce traité "mort-né".

Un traité TAFTA mis sur la touche

Le traité TAFTA qui avait pour but l'harmonisation des règles entre les États-Unis et l'Europe s'est avéré être un échec. En effet, le secrétaire d'État au commerce extérieur Matthias Fekl a annoncé son refus de soutenir le traité TAFTA. Après 14 "rounds" pour tenter de trouver un compromis entre l'Europe et les États-Unis. M. Fekl a clairement exprimé son refus en ajoutant que "les américains ne donnent rien, ou des miettes. Ce n'est pas comme ça qu'entre égaux, qu'entre partenaires, entre alliés, il faut négocier".

Pour la France, ce sera un non définitif pour le TAFTA, mais un oui pour un traité transatlantique puisqu'un accord a été conclu dans le plus grand secret : le traité CETA.

Le traité CETA, un TAFTA bis

Même si le traité TAFTA est laissé de côté par la majorité de l'Union Européenne, le traité transatlantique CETA sera ratifié au mois de septembre 2016 entre le Canada et les états membres de l'Union Européenne."Le CETA ne serait qu'un cheval de Troie permettant en réalité d'établir dans le monde à peu près les règles que le TAFTA prétendait y apporter", a déclaré hier Jean-Luc Mélenchon sur BFM TV. Mais ce dernier n'est pas le seul à dénoncer le traité. Parmi ces opposants, l'eurodéputé José Bové ajoute que "le CETA porte en germe tout ce qui a été contesté sur le TAFTA, il faut par conséquent refuser la ratification du CETA".

En effet, les règles des tribunaux arbitraux sont les mêmes, seulement 150 des produits d'appellation d'origine contrôlée sont défendus, et les entreprises américaines ayant des filiales au Canada n'hésiteraient pas à faire pression sur les entreprises européennes, grâce notamment au NAFTA, qui relie le Canada et les États-Unis et qui a servi de modèle pour établir le TAFTA, puis le CETA.

Des conséquences pour l'économie européenne

Depuis le départ du puissant allié européen qu'est l'Angleterre, l'économie européenne a perdu de sa vitesse. Les conséquences d'un tel traité pourraient augmenter les dettes déjà conséquentes de la France et de l'Europe.

Grâce à de tels traités, les entreprises montent en puissance et deviennent plus importantes que les États. En effet, en leur permettant de recourir aux tribunaux arbitraux, les firmes seraient enclin à faire chanter les États ne voulant pas se soumettre à certains de leurs "caprices".

De plus, le traité NAFTA conclu entre le Canada et les États-Unis a encouragé les sociétés américaines à créer des filiales chez nos cousins les Canadiens, ce qui permettrait en définitif de recourir à ces méthodes qui aggraveront, dans un sens ou dans un autre, les dettes des pays, pour améliorer la situation des entreprises. Ce traité serait donc une mise à mort des États pour un meilleur confort des firmes, d'un point de vue juridique, économique et commercial, car personne ne voudra contredire le tribunal arbitraire qui sera le seul juge. Nous attendrons fin septembre pour le savoir. Des grands comme Mosanto pourraient alors menacer des États s'opposant à ses pratiques. #Economie