Le terme ubérisation fait écho à l’entreprise Uber, qui offre un service de voiture avec chauffeur (VTC) à l’aide d’une application mobile, laquelle géolocalise et met en relation instantanément les usagers avec les conducteurs. L’extension de ce modèle à des secteurs économiques tels que la restauration, l'hôtellerie ou encore les transports, a provoqué la généralisation du concept d’ubérisation.

 

Qui sont les demandeurs ?

Une étude réalisée par Opinion Way pour l’entreprise Capgemini Consulting révèle les facteurs pour lesquels les Français s’orientent vers ces nouveaux services. 65% des répondants prônent le facteur prix.

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Blablacar par exemple, leader mondial du covoiturage, permet aux conducteurs et aux passagers de partager un trajet et les frais associés. De plus, pour chaque trajet, les prix sont fixés à l’avance par le site, ce qui conforte la confiance des utilisateurs. 44% d’entre eux valorisent aussi la qualité des services. Ainsi, Uber, grâce à son application mobile et à son système de géolocalisation l’entreprise garantit une rapidité de service et un gain de temps pour les utilisateurs.

Enfin, 15% des utilisateurs valorisent la relation client. Airbnb, plate-forme communautaire qui permet à des particuliers de louer des logements fonctionne comme un réseau social. Tous les intervenants y sont identifiés, détiennent leur profil et peuvent interagir avec un système de messagerie privée et de commentaires publics.

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Un système de notation appuie également la crédibilité des biens et de leurs propriétaires.

 

Et les offreurs ? 

L’économie de particulier à particulier démocratise des pratiques qui auparavant étaient réservées aux entreprises. L’ubérisation touche ainsi des secteurs techniques comme celui de la publicité. De cette façon, Creads est une plate-forme collaborative qui offre des prestations publicitaires moins onéreuses que celles proposées par les agences de communication. Les entreprises à la recherche d’un slogan ou d’un logo relaient leur demande auprès d’internautes créatifs. Ces derniers proposent leurs projets et l’entreprise choisit celui qu’elle considère être le meilleur.  

Par ailleurs, le nombre d’offres s'accroît constamment à l’aide du numérique. Et, les offres sont aussi plus facilement accessibles, comme sur le site Le Bon Coin qui permet aux particuliers de vendre directement leurs biens aux clients dans une localisation proche. De même, la diversification de l’offre est rendue possible par l’avènement des nouvelles technologies.

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Les smartphones dotés d’internet haut débit et du GPS permettent la géolocalisation en temps réel et une identification facile des clients. Grâce aux applications mobiles chacun peut devenir prestataire de services. L’essor du numérique a favorisé la facilité d’action et l’instantanéité. Il permet aussi la valorisation d’une offre globale et internationale susceptible d’attirer la demande dans des pays étrangers.

 

Un hic ? 

Certains considèrent que l’apparition de ces plates-formes constitue une concurrence déloyale. Uber par exemple, permet aux chauffeurs (qui ne sont pas considérés comme des salariés) de compléter leurs revenus, sans avoir à respecter les mêmes contraintes que les acteurs institutionnels. Il peuvent ainsi solder le prix des services proposés. Cela leur assure des revenus supplémentaires et une souplesse dans l’organisation du temps de travail.

Du côté de la demande, l’ubérisation ne concerne pas toutes les catégories de population. L’attractivité des plates-formes de mise en relation dépend des revenus et du mode de vie de chacun. Certaines personnes n'éprouvent pas la nécessité de partager leur véhicule avec d’autres individus. Et, par ailleurs, la demande n’est pas mondiale car les nouvelles technologies ne sont pas ancrées dans tous les pays, notamment ceux en voie de développement. De cette manière, Blablacar étudie actuellement la possibilité de s’implanter en Amérique du Sud, en Afrique ou en Asie.  #Uberisation #Société #Nouvelle Fonctionnalité