Ce jeudi 20 Octobre, le gouvernement wallon a rejeté la dernière proposition sur le CETA, celui-ci ne respectant pas assez les droits de l’homme d’après le socialiste Paul Magnette, ministre-président de la Wallonie.

Des textes trop concis

Lors de sa rencontre avec la Commissaire au Commerce Cécilia Malström et le Ministre Fédéral des affaires étrangères belge Didier Reynders, Paul Magnette n’a reçu que des « brides de textes, de sources diverses, pas un document complet ». Ce dernier, ainsi que les syndicats canadiens et allemands, souhaiteraient qu’un réel texte soit inclus dans le traité, ayant de vraies et solides valeurs juridiques.

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En effet, la Wallonie espère un éclaircissement concernant la partie traitant des services publics qui, d’après Paul Magnette « n’était pas assez précise en terme de droit ». Concernant la question de l’agriculture, le Ministre-Président wallon ne craint que les multi-nationalistes américains utilisent ce traité entre le Canada et l’Europe comme une brèche pour s’immiscer sur le marché européen, en dépit du refus de l’accord du traité TAFTA, et demande également à clarifier ce point. Il se demande notamment pourquoi l’Europe ne demande-t-elle pas une clause de sauvegarde, comme l’a demandé le Canada.

La ratification à reporter

Compte-tenu de l’avis défavorable annoncé par les wallons pour le #CETA,  la ratification du traité qui devait se faire lors du sommet Europe-Canada le 27 Octobre sera contrainte d’être repoussée.

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« On arrive sur le processus de ratification, le moment où l'on va devoir le valider et décider si, oui ou non, il va rentrer en vigueur […] » a expliqué le journaliste Maxime Vaudano dans le Monde. « Pour cela, il faut que les 28 pays européens soient d’accord. Le problème, […] c’est que la Belgique ne peut pas donner son accord, puisque l’une de ses régions a mis son véto. […] », a-t-il poursuivi.

Les pays européens mettent tout en œuvre pour que la Wallonie retire son droit de véto, même si le ministre président maintient sa décision. « Nous ne sommes pas contre le #Libre-échange ou les traités commerciaux, mais notre niveau d’exigence est élevé. S’il est illégitime, il ne fallait pas nous donner un pouvoir de ratification nationale. On ne peut pas nous dire que ce traité est parfait, vous ne comprenez rien, vous avez le choix entre oui et oui », s’est-il expliqué.

Le Président du Conseil Européen Donald Tusk s’inquiète pour l’avenir de l’Europe si la Belgique et plus particulièrement la Wallonie continue d’opposer son avis : « Je crains que le CETA ne puisse être notre dernier accord de libre échange ». En effet, après le refus du TAFTA, et le refus du CETA, les chances pour un prochain libre-échange avec nos voisins transatlantiques  pourraient s’avérer difficiles. #Economie