C’est une première dans l’histoire des Assises de la #Mer ! Pour la 12e édition des Assises de la Mer, le Président s’est déplacé pour le rendez-vous annuel des professionnels de la mer, mais aussi pour l’inauguration de l’exposition Delmas, grande famille de l’industrie navale depuis 1867.

Un bel avenir dans le domaine maritime

Alors que nous parlons depuis des années de la crise économique en France, l’hexagone tire parti de ses compétences dans le domaine naval. Plutôt confiant dans ce secteur, le domaine maritime français pourrait devenir le leader européen. Lors de la conférence L’essor de la croisière, moteur des industries navales, le Président du GICAN s’est montré plutôt optimiste dans le secteur de la croisière. « Il y a une augmentation constante de 7% des croisiéristes depuis son origine, avec un développement du marché asiatique et chinois » s’est-il enthousiasmé.

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« La France a trouvé sa place dans l’industrie navale et mise beaucoup sur la Chine » a-t-il conclu. En effet, en 2020, le marché croisiériste pourrait atteindre une augmentation de 80%. Depuis ses débuts, l’Europe s’est imposée sur le marché de la croisière. D’ici 2030, le marché pourrait passer de 23 millions de croisiéristes à 30 millions, une expansion du secteur qui, à l’origine, ne comptait que 2,80 millions de croisiéristes (en 1986).

Travaillant avec d’autres pays européens et grâce à la French Touch qui plait beaucoup, le marché de la croisière compte beaucoup sur ses iles d’Outre-Mer. « C’est un potentiel énorme. La France est une destination de croisière. Avec ses 32 destinations et ses 84 sites et ports d’escale sur 7 navigations, la France prévoit de nouvelles destinations » a ajouté Jean-Emmanuel Sauvée, Président de l’entreprise Ponant.

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« Nous ne voyons pas l’évolution en France, mais à l’étranger. Car la plupart des croisiéristes viennent des États-Unis et de la Chine » a ajouté le président de Ponant.

Nouvelles technologies et respect de l’environnement

Actuellement en 4e position sur le marché européen, la France se voit obtenir de belles perspectives d’évolution, et se voit déjà leader sur le marché. « Nous travaillons notamment sur un projet avec la Norvège afin de lier la technologie de demain au respect de l'environnement. Nous avons toujours un coup d’avance, ce qui nous permet de vendre des navires à l’étranger, sans pour autant nous faire dépasser par les concurrents » nous a confié Alain Togna, Manager du Service Marin de ABB France. « Si nous ne recherchons pas des solutions et des améliorations, le gaz à effet de serre passera de 2% en 2012 à 14% en 2050. Nous devons être capable de maitriser la pollution par rapport à l’environnement » s’est-il exprimé. Aujourd’hui, dans le domaine de la marine, se développe de plus en plus des commandes de navire GNL (Gaz Naturel Liquéfié).

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Un gaz peu polluant mais encore insuffisant selon les professionnels de la marine.

La Norvège a créé un programme réunissant tous les acteurs de la marine. Actuellement, des projets de bateaux hybrides, de navires GNL et électriques sont travaillés. « Il est difficile d’avoir aujourd’hui des navires 100% hybrides. En effet, il y aurait besoin d’une batterie de 40 tonnes valant 4 millions d’euros pour une autonomie d’une heure seulement. Nous n’avons pas la technologie pour le moment » a ajouté Jean-Emmanuel Sauvée.

Si la construction navale se porte bien, c’est qu’elle a su se positionner à l’avance sur la technologie. En effet, les projets maritimes continuent d'être développés en utilisant la technologie de demain. Aujourd’hui, les acteurs maritimes réussissent à créer leurs bateaux, laissant un environnement de plus en plus propre, souhaitant être capable également de se positionner en leader du point de vue financier. La France compte sur ses nombreux sites et est en tête de ligne pour offrir une diversité de destinations, car beaucoup de sites sont encore à découvrir. Iles Étarques, Mozambique,… des destinations que la France proposera dès Mars prochain. #Economie #AEM2016