Le 1er novembre dernier, la #Russie a ajouté le sel et ses dérivés dans la liste des produits alimentaires visant un embargo. Ainsi, l’ex-URSS n’importera plus de sel venu des pays membres de l’Union européenne, suite à la décision prise par cette dernière de prolonger jusqu’à fin janvier 2017, les sanctions économiques que subie la Russie depuis maintenant 2 ans en réaction au conflit ukrainien marqué en particulier par l’annexion forcée de la Crimée.

De ce fait, il ne sera plus possible aux pays concernés d’exporter du sel de cuisine, du chlorure de sodium et de l’eau de mer isotonique. De la même manière, la Russie avait « contre-attaqué » deux ans plus tôt en privant les exportateurs américains, européens, canadiens, australiens et norvégiens de faire parvenir sur son sol, des légumes, des fruits, de la volaille, du poisson, de la viande et des produits laitiers.

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1 - 1 : Une note salée pour les pays exportateurs

En effet, selon Rousprodsoyouz, les informations données par l’agence russe de des producteurs et distributeurs de produits alimentaires, 1,5 à 1,6 million de tonnes de sel ont été consommés par la Russie en 2015, dont 33 % venus de l’importation, soit 238 000 tonnes. L’Ukraine, visée elle aussi par l’embargo, est le premier fournisseur russe.

Un mal peut en caché un autre : le pays des poupées russes attaquée sur différents fronts

Ses sanctions économiques additionnées à un cours du pétrole en déclin, ont affaiblit l’ex-URSS, mettant à rude épreuve son économie de marché international. Vladimir Poutine a reconnu cet état de fait en mettant fin à l’accord russo-américain sur le recyclage du plutonium, ratifié lundi dernier par la chambre basse du Parlement russe (la Douma).

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Le président russe avait listé dans cet accord certaines conditions très évocatrices de la situation économique de son pays. Dès lors, y figurent l’arrêt des sanctions économiques américaines ainsi que le dédommagement de leurs conséquences. Les conflits d'intérêts opposant pays membres de l'Union européenne et les Etats-Unis à la Russie dans les conflits internationaux notamment en Syrie n'arrangeront en rien l'évolution de cette guerre d'affaiblissement économique. On peut s'attendre à de nouvelles représailles de part et d'autres.  #Vladimir Poutine #Syrie