Lors de sa campagne de 18 mois le candidat Trump se s'est pas contenté de faire le buzz sur tous les sujets sensibles de société : sexisme, racisme, xénophobie (ce n'est pas la même colère qui est en jeu !), islamophobie ou dire qu'il n'accepterait pas les résultats des élections. Ce sont des sujets peu impliquants en terme de croissance économique si ce n'est l'expulsion de millions de Mexicains illégaux. Il a esquissé quelques pistes pour permettre aux bourses mondiales de se poser de sérieuses questions sur l'avenir de secteurs entiers de l'économie Américaine et mondiale. Deux points sur lesquels j'aimerais réfléchir avec vous.

M Trump et la relance par l'investissement

Routes, autoroutes, tunnels, aéroports, écoles, hôpitaux, chemin de fer, moyens de la défense.

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Les analystes sont dubitatifs. Is est censé remettre en jeu son mandat dans quatre ans. Combien de temps faut-il aux ingénieurs, aux entreprises, aux législateurs pour mettre en oeuvre de tels travaux ? De 18 à 24 mois au mieux. Probablement plus pour certains projets. L'estimation du coût de ces investissements : 1000 milliards de dollars. Comment seront-ils financés dans un pays fédéral dont le déficit structurel est de 1200 milliards de dollars ? En baissant les impôts ? En s'inspirant des réalisations déjà effectives composées de fonds privés et publics ? Pour combien d'emplois et quels types d'emplois au total : les 25 millions annoncés par le candidat Trump ? A quelle échéance ? Nul ne le sait.

Le protectionnisme : la mondialisation décriée par M Trump

Si elle n'est pas la tasse de thé de beaucoup de gouvernements, elle est cependant source de richesse pour de nombreux pays pauvres.

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L'accès libre au marché Américain est un des éléments clé sur lequel s'est bâtie notre société moderne avec l'OMC, le FMI, de la banque mondiale. Le nouveau président Trump pense que les USA ont perdu des emplois et de la croissance pendant que d'autres se développaient (la Chine ?). Pas si sûr que les téléphones portables assemblés en Chine mais dont les composants viennent des USA ou d'Europe se soient vendus autant avec un coût de montage américain.

M Trump veut des accords bilatéraux : le pot de terre contre le pot de fer ?

Des accords bilatéraux, plus égoïstes en lieu et place d'accord mondiaux, seront-ils la solution à la lutte contre les effets pervers de la mondialisation ? Nous revivrions la lutte entre le pot de fer contre le pot de terre et pas forcément David contre Goliath. Difficile de négocier dans ces conditions. C'est soit signer, soit la récession. L'Angleterre croit pouvoir retrouver son rôle d'allié commercial privilégié auprès des USA et le nouveau président les a encouragés à le croire. L'Europe risque d'y perdre son unité déjà entamée. #Élections #Etats-Unis #Donald Trump