Le conflit entre créanciers et actionnaires Solocal chez le géant du numérique (pages jaunes, 4400 emplois) pourrait être décisif pour l'avenir du groupe. A l'origine de la controverse sur l'avenir du groupe, un plan de restructuration. Face à ses difficultés financières (endettement de 1.1 milliards d'euros), le groupe Solocal a mis sur la table un plan de restructuration et de désendettement. Celui-ci prévoit de diminuer la dette du groupe pour les prochaines années. Un plan stratégique et commercial "conquérir" a également été élaboré par le groupe. Le groupe doit faire face à la forte concurrence qui sévit sur internet et à la diminution de son activité papier (pages jaunes).

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Un premier plan de restructuration a déjà été rejeté par les actionnaires Solocal lors de la dernière assemblée générale du 19 octobre 2016.

Un conflit qui s'est envenimé

Le conflit s'est envenimé depuis car les créanciers comme la direction du groupe ont établi un nouveau plan de restructuration, en prenant en compte le rejet du plan précédent. Mais les actionnaires (dont Benjamin Jayet, premier actionnaire du groupe avec 7% du capital) estiment que ce plan est insuffisant pour assurer l'avenir du groupe et ont proposé leurs propres amendements. Face à ces réactions, créanciers et direction ont menacé de suspendre les prochaines réunions prévues quitte à placer Solocal en redressement judiciaire. Finalement la prochaine assemblée générale de Solocal est maintenue au 15 décembre 2016.

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Les associations d'actionnaires Solocal font des propositions

Face aux menaces du groupe, des actionnaires se sont regroupés en associations afin de peser lors des négociations. C'est le cas de "actionnaires de Solocal" (de Benjamin Jayet) et de "Solocal ensemble", qui ont déposé plusieurs amendements au plan de restructuration. Ils souhaitent une gouvernance renforcée et une stabilité de l'actionnariat. Benjamin Jayet souhaite, via son association "actionnaires de Solocal", une meilleure attribution des actions gratuites, la nomination de nouveaux administrateurs, ainsi qu'une clause de "lock-up" de 3 ans pour engager les créanciers. Suite et dénouement (également pour les 4400 salariés du groupe) le 15 décembre prochain lors de la prochaine assemblée générale exceptionnelle du groupe. #bourse