Le Président Hollande en quittant le pouvoir a laissé aux Français une dette abyssale de l’ordre de 9 milliards, alors que le coût de la dette était inférieur à ce qui avait été budgété. On peut se demander pourquoi François Hollande a laissé cette ardoise à Macron. François Hollande a fait des promesses électorales aux fonctionnaires (augmentation du point de l’indice). Le Président de la Cour des Comptes montre comment Hollande a triché car il a sous-estimé les dépenses et sur-évalué les recettes. Macron a construit son programme économique sur une baisse des #Impôts et une hausse du pouvoir d’achat des Français. Il faut croire que l’ardoise laissée par Hollande, même si l’activité économique repart, va obliger le gouvernement à tenir un langage de vérité en direction de nos compatriotes.

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Que va faire le Président Macron face au déficit camouflé par Hollande ?

Le Premier Ministre estime, malgré ces mauvaises nouvelles, devoir et pouvoir contenir le #Déficit budgétaire autour de 3%, ce qui signifie, en termes politiques, que les promesses de Macron, en matière de baisse d’impôts, ne seront pas toutes tenues et que le Président de la République devra faire des choix.

La question fondamentale est sur quels secteurs porteront les économies et quels sont les choix prioritaires de Macron, même si on sait que le rapport de la Cour des Comptes était attendu dans le sens de mauvaises nouvelles. Macron avait dit qu’il changeait de méthodes budgétaires, il est donc au pied du mur. Macron doit résoudre un problème : comment diminuer des dépenses qui augmentent face à des recettes faussement surévaluées (comme l’impôt sur les rapatriés fiscaux).

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Il y a donc un dérapage manifeste de la part du gouvernement Hollande qui a introduit 8 milliards de dépenses non financées.

Macron est confronté à un problème difficile : son engagement vis-à-vis de ses partenaires européens à savoir réduire le déficit public en dessous des 3% dès cette année. Macron et Hollande le savaient, c’est de l’enfumage systématique dont il faut sortir de façon rationnelle. Voilà le premier déficit du Président Macron. Il va falloir continuer la baisse des dépenses et subir, malgré tout, la hausse de la CSG (contribution sociale généralisée).

Que faire face aux remarques du rapport de la Cour des Comptes ?

Il y a trois réformes majeures : la taxe d’habitation (3 milliards), le CICE (11 milliards) et la baisse des charges. Macron pourra -t-il faire ces trois réformes en même temps ? Rien n’est moins sûr car il va être obligé de différer ces différentes mesures, dont la réforme de l’ISF (Impôts sur la fortune). Macron va utiliser sa stature de communicant professionnel pour dire aux Français qu’il n’est pas comptable de la situation qui va s’appliquer à eux, la faute en revient en partie à Hollande qui aurait gonflé les dépenses et sous-estimé les dépenses.

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Pour les Français, il faut que Macron respecte ses promesses de campagne électorale : une baisse drastique des impôts sur les ménages et sur les entreprises. Il faut que Macron dise aux Français que l’urgence c’est la baisse sur la taxation des entreprises, donc sur le capital, afin que celles-ci embauchent, même s’il faut reporter la baisse de la taxation sur l’ISF.

Macron est confronté à un problème difficile : comment baisser les dépenses de fonctionnement, surtout ceux de la fonction publique, valoriser les incitations en direction des entreprises et établir des marges de manœuvres pour que sa politique ne soit pas perçue comme coercitive par les citoyens français. Macron est au pied du mur et on verra si sa science dans le domaine de la politique qui a entraîné la décomposition-recomposition du paysage politique français peut s’appliquer dans le domaine des finances publiques et de la fiscalité.

Macron est un pro-européen qui lutte contre le dumping fiscal (travailleurs détachés venant de Pologne et d'ailleurs). Comment pourra-t-il articuler sa politique anti dumping fiscal et la difficulté fiscale française qui, paradoxalement, souhaite une baisse des impôts ? On attend du gouvernement Macron qu'il fasse des propositions concrètes pour 2018 sur le plan de la fiscalité, sinon l'optimisme Macron peut devenir un boulet dont il peut être négativement le comptable en 2022.

Macron est au courant, attendons ce qu'il va dire à Versailles et ce que dira Edouard Philippe à l'Assemblée.

On avait reproché à macron, en tant que Ministre de Hollande, d’avoir augmenté les impôts. On attend de Macron Président qu’il sache articuler trois facteurs qui peuvent être contradictoires : baisse des dépenses publiques, baisse des impôts et stimulation de la répartition des richesses.

Macron devra faire des choix. Il a voulu être Président, au boulot alors ! #Emmanuel Macron