La conférence de l'ONU sur le climat, qui a lieu à Lima au Pérou, aurait du se clôturer vendredi, à minuit. Cependant, les quelques 195 pays industrialisés et en voie de développement qui prennent part à ce débat ne sont toujours pas parvenus à trouver un consensus. Dès lors, les discussions se prolongeront ce samedi, après une longue nuit de discussions.

Les pays présents lors de cette conférence sur le climat avaient pour but à atteindre de poser les bases d'un futur grand accord espéré à Paris fin 2015. Un texte doit donner le cadre des engagements à fournir, définissant par exemple le périmètre, le degré de précision, ou encore l'évaluation. Pour l'heure, il n'y a pas d'accord définitif. Et cela ne suscite en aucun cas l'étonnement étant donné que de telles prolongations s'avèrent être habituelles lors de ces conférences annuelles.

Dans le courant de l'après-midi de vendredi, Manuel Pulgar, le ministre péruvien de l'Environnement qui préside les débats, avait affirmé que seul un dernier petit effort était à fournir pour arriver à un accord. Néanmoins, il semblerait que l'effort ait été plus important que prévu au vu des prolongations annoncées. Ce qui pose problème est principalement de définir les règles des engagements de même que leur processus d'évaluation (au niveau global d'une part, et en fonction de la capacité de chaque pays d'autre part).

Les engagements à prendre, autrement appelés « contributions nationales », doivent réduire les émissions de gaz à effet de serre au niveau global, afin de limiter à 2°C la hausse de la température de la planète terre. Plus concrètement, cela reviendrait à réduire ces émissions de 40 à 70% d'ici à 2050. Cela signifie donc que les pays doivent se détourner des énergies fossiles (à commencer par le charbon), et investir de façon massive dans d'autres énergies.

Il est essentiel qu'un accord soit conclu au terme de cette conférence sur le climat, faute de quoi celle-ci n'aura pas tenu ses promesses. À l'heure où nous bouclons cet article, la conférence devrait reprendre les débats, pour, on l'espère, arriver à un consensus satisfaisant.