Quelque soit le niveau de développement socio-économique atteint par un pays, il est impossible de concevoir notre milieu naturel et notre environnement dans un état dégradé. Autrement dit la qualité de vie dépend dans une large mesure des composantes de notre environnement à savoir, l'eau, l'air, les sols et tous les écosystèmes de manière générale. Ce sont ces éléments dont il faut sauvegarder la qualité pour vivre dans un milieu sain et savourer la beauté de la nature. L'état des lieux actuel donne beaucoup à réfléchir sur l'avenir de notre planète terre. En effet, compte tenu des contraintes du développement socio-économique, l'homme a souvent porté préjudice au milieu naturel. Ceci est bien entendu variable d'un pays à un autre et d'un continent à l'autre.

Face à l'accroissement démographique à travers le monde, on constate par la force des choses une grande pression sur les ressources naturelles et en particulier l'eau, le bois et les sols. Ceci a souvent conduit à un quasi épuisement des réserves au niveau des nappes d'eau souterraines, sources, rivières. De la même manière, il y un recul en terme d'étendue de forêts et nous connaissons tous le rôle de ces dernières dans la circulation atmosphérique et le cycle de l'eau dans la nature. On a souvent dit que la forêt amazonienne est le poumon de la planète !

En terme de qualité, la pollution de l'eau par les rejets d'eaux usées non traitées ainsi que les effluents industriels a été souvent source de maladies, mortalité infantile, de mauvaises odeurs ainsi que la dégradation de la beauté des paysages. La problématique se complique davantage lorsqu'on sait qu'il y a une absence ou vétusteté des réseaux d'assainissement.

Quant à la qualité de l'air, on assiste de plus en plus à des situations donnant lieu à des maladies respiratoires telles que l'asthme au niveau des villes industrielles. Il est également intéressant de mentionner le rejet des gaz à effet de serre dont toute la communauté scientifique parle aujourd'hui et qui sont responsable des changements climatiques. Citons au passage les catastrophes naturelles que notre terre a commencé de connaître ces 20 dernières années : grande fréquence des sécheresses et des inondations, tsunamis, tempêtes, cyclones, développement de maladies rares, virus et bactéries non connus auparavant, etc. De la même manière beaucoup d'espèces végétales ou animales sont en cours de disparition. Citons au passage qu'on a observé aux Etats-Unis une diminution sans précédent et de manière soutenue du nombre d'abeilles. On connaît tous le rôle de ces espèces dans le cycle de développement végétal.

En définitive, il faut dire que notre planète terre est entrée dans une phase de désordre sans précèdent dont l'Homme est le principal coupable dans la mesure où il rompt les équilibres écologiques. Ce n'est pas par hasard que toute la communauté internationale lance le signal d'alarme à travers beaucoup de protocoles, conventions et lois à caractère international. De même chaque pays s'est doté de ses propres lois en terme de bonne gestion de l'eau, le littoral, la forêt, l'air, etc.

De nos jours, les questions de l'environnement se posent de plus en plus avec acuité, ce n'est plus des discours de luxe ou de démagogie. Bien au contraire, il faut agir en connaissance de cause car notre terre est malade. Il y a lieu de sauvegarder ce qui reste afin de mieux le gérer et pour le garder aux générations futures. C'est ce qu'on a convenu d'appeler le développement durable. Non seulement, il faut manger bio, il faut boire bio, respirer bio : vivre Bio ! #biologie