Les papillons monarques sont une espèce de papillon unique. Ils migrent chaque année du Mexique aux États-Unis et au Canada pour ensuite revenir à leur point de départ. Ils sont des milliers chaque année au sanctuaire El Rosario dans l'État du Michoacan. Leur population est en danger et cette année les experts ont rescencé une hause de 69% en comparaison avec celle de l'an dernier, qui avait été au plus bas depuis la découverte du site en 1993.

Pour calculer la quantité, les experts se basent sur la surface couverte par les papillons qui hibernent dans les pins en altitude. En 2014, ils couvraient 1,66 acres. Le plus bas total jamais enregistré par les chercheurs. Selon les données du Fonds Mondial pour la Nature (WWF), entre 1997 et 2003, les papillons couvraient en moyenne de 15 à 28 acres selon les années. Depuis, la courbe descendante est drastique. En 2015, malgré une hausse, les experts sonnent la sirène d'alarme car c'est le deuxième taux d'occupation le plus faible jamais enregistré.

Cet insecte fait face à plusieurs problèmes pour survivre à sa migration. D'abord, l'utilisation excessive d'herbicides aux États-Unis tue le laiteron qui est la plante essentielle au développement des larves. Le papillon a besoin de se reproduire trois, parfois même à quatre reprises pour compléter sa migration. Si une génération meurt, la lignée s'arrête.

Ensuite, au Mexique, la déforestation est importante. Les coupes à blanc détruisent l'habitat où les papillons hibernent pendant les mois d'hiver. Sans leur sanctuaire de repos dans les pins situés en altitude, ils ne peuvent pas survivre.

Pour le directeur du Fonds mondial pour la nature au Mexique, Omar Vidal, il est urgent que les trois pays d'Amérique du Nord travaillent pour contrôler l'utilisation des herbicides et la déforestation afin de protéger l'habitat naturel du monarque. « Il doivent mettre à exécution leurs engagements pris en février 2014 » a-t-il affirmé.

En dix ans, plus de 90% de la population des monarques a été tuée. Bien que cette hausse en 2015 soit positive, M. Vidal insiste que "le travail de restauration ne fait que commencer". #Animaux