Le projet controversé de l'oléoduc Keystone XL qui acheminera le pétrole de l'Alberta jusqu'au golfe du Mexique à travers les États-Unis a franchi une étape vers sa création la semaine dernière. En effet, la cour de l'Etat du Nebraska a approuvé le tracé proposé par le promoteur TransCanada. Ce projet très politisé n'est pas dans les grâces du président des États-Unis, #Barack Obama.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, a ajouté de la pression sur M. Obama ce lundi 12 janvier en mentionnant qu'il n'avait plus de raisons de mettre son veto à la réalisation de l'oléoduc. Ce projet d'une valeur variant entre 5 et 7 milliards de dollars permettra de transporter le pétrole provenant des sables bitumineux de l'Alberta jusqu'au Texas. D'ailleurs le premier ministre albertain, Jim Prentice, a déjà annoncé une visite à Washington pour promouvoir l'oléoduc.

Plusieurs préoccupations sont à la base de l'hésitation du président Obama de donner son accord. D'abord, la sécurité de l'oléoduc est questionnée. Plus de 170 accidents ont été enregistrés dans des pipelines au cours des dix dernières années dont l'important accident au Michigan qui avait provoqué une fuite de 19.000 barils de pétrole dans la rivière Kalamazoo. Ensuite, l'exploitation des sables bitumineux de l'Alberta demande une production énergétique immense et ce pétrole est très polluant. Avec une capacité de transport de 830.000 barils de pétrole par jour, la sécurité est un élément essentiel pour éviter des catastrophes naturelles irréparables.

Cependant, les Républicains sont décidés à vouloir aller de l'avant avec ce projet et les Démocrates, qui l'avaient bloqué en 2012, ont perdu leur majorité. Alors, le veto du président est le seul obstacle maintenant à la réalisation de l'oléoduc de 2700 kilomètres.

Ce pipeline est destiné à réduire la dépendance des États-Unis au pétrole du Moyen-Orient et du Vénézuela de 40 %. Les pressions des provinces de l'Ouest du Canada et des politiciens républicains au Sénat risquent de peser plus fort dans la balance que les préoccupations environnementalistes du président lors de la décision finale. Elle sera rendue en 2015.