La pendule apocalyptique qui incarne l'imminence d'une catastrophe planétaire est avancée pour deux minutes, sur minuit moins trois, selon une annonce ce jeudi 22 janvier de scientifiques internationaux. Ils citent un double danger à travers la recrudescence de la pression nucléaire et le réchauffement climatique.
'Le Bulletin des chercheurs atomiques', un groupement associatif qui recense dans ses lignes dix-huit prix Nobel, estime ainsi « la probabilité d'une catastrophe globale très élevée, à moins que certaines résolutions ne soient adoptées hâtivement ».
La célèbre pendule affiche à présent minuit moins trois, indique Kennette Benedict qui préside à l'association qui a conçu en 1947 une pendule qui symbolise avant tout l'imminence d'une catastrophe nucléaire.

« A ce jour le réchauffement du climat incontrôlable et la course à l'armement nucléaire, qui résulte du processus de modernisation des arsenaux interminables, représentent des dangers inéluctables et manifestes pour l'existence de l'Humanité », a jugé Kennette Benedict, qui annonçait cette décision durant une représentation à Washington.
« Les leaders globaux n'ont pas su anticiper avec promptitude, en considérant l'ampleur de la menace planétaire, afin de protéger les habitants du monde de cataclysmes potentiels », s'est-elle exprimée pour démontrer le déplacement du marqueur de l'horloge.
La dernière fois que le marqueur avait été décalé, date du 10 janvier 2012, pour avoir été avancé d'une minute. Elle n'a en aucun cas été aussi rapprochée de minuit, depuis l'année 1984, lorsqu'elle avait également été ajustée sur 23H57, à l'instant le plus critique des échanges américano-soviétiques.

Dans le domaine climatique, l'absence d'intervention ces dernières années, en présence d'une forte contestation politique, a aggravé la situation. En référence à Sivan Kartha du bureau scientifique dépendant du « Bulletin Atomic Scientists », également co-dirigeant au Stockholm Environment Institute.
« Les gaz par effet de serre mondiaux se sont accumulés de cinquante pourcents dès 1990, avec une augmentation de ces émissions plus rapide depuis 2000 que pendant les trois décennies antérieures associées », souligne t-il.

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