Il semblerait que des traces archéologiques soient présentes sur le site du barrage de Sivens. Des fouilles sont dès lors à entreprendre. Quoiqu'il en soit, la loi sur l'archéologie préventive n'a pas été prise en compte au démarrage des travaux du barrage.

En septembre dernier, le site d'information Reporterre nous annonçait que la loi sur l'archéologie préventive avant le début de travaux n'avait pas été respectée sur le site très contesté du barrage de Sivens. Cette loi du 17 janvier 2001 demande que des fouilles soient envisagées pour tous les travaux. Elle a pour but d'assurer la conservation des éléments du patrimoine archéologique qui pourraient être affectés par les travaux publics ou privés concourant à l'aménagement. Cette loi prévoit en outre la diffusion de ces études scientifiques.

Or, rien de cela n'a été fait sur le site du barrage de Sivens, malgré des demandes multiples. Il se pourrait que l'Etat de droit soit hors la loi sur ce sujet. Il semble aujourd'hui qu'il existe bien des traces archéologiques sur la zone où le barrage était prévu. Sabine Puech, habitante de la région et chercheuse de l'Institut national de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP), ainsi que des riverains, ont signalé la présence de fragments de terre cuite dans les tranchées créées par les pelleteuses mécaniques. C'est donc le commencement des travaux qui aurait fait éclater au grand jour les trouvailles archéologiques.

Pierre Marty, un autre chercheur à l'INRAP, indique que ces fragments seraient des tessons, des fragments de vases, des morceaux de terre cuite architecturale, ainsi que des briques d'habitation. L'origine de ces échantillons est difficile à dater à cause du diagnostic archéologique qui n'a jamais été conduit au Testet, et donc du mauvais état de conservation de ces vestiges. Mais le chercheur pense néanmoins que ces fragments dateraient de la fin du Moyen Âge, ou du début de l'Epoque moderne. D'autres fragments datant de l'époque médiévale auraient été trouvés par des habitants du coin, dans leur jardin, ainsi que sur la zone des travaux par Sabine Puech, il y a de cela quelques mois.

Malgré ces trouvailles, le service régional de l'archéologie est peu réactif à la nouvelle et ne semble pas être au courant, ou intéressé par ces fragments. #Histoire