C'est la conclusion d'un rapport qui sera remis au premier ministre du #Canada, Stephen Harper, par le Comité sur la situation des espèces en péril du Canada (COSEPAC). Il y est indiqué que la population de bélugas dans le fleuve Saint-Laurent est descendue sous la barre des 1000 individus. Les responsables tirent la sirène d'alarme en classant l'espèce non plus comme « menacée », ils la classent parmi les #Animaux « en voie de disparition ».

Avant l'industrialisation, la population de ces baleines avoisinait les 10.000 individus. Les petits mammifères marins blancs se promenaient avec allégresse dans le Saint-Laurent. Au début du 20e siècle, la chasse et la pollution a provoqué une baisse drastique de ces animaux. Depuis les années 80, la population s'était stabilisée autour d'un peu plus de 1000 individus. Maintenant, la présence possible de pétrole dans le fleuve, et donc les projets de forage et ports pétroliers inquiètent les écologistes.

Ils ne seraient plus que 889, dont 583 en âge de se reproduire. La pouponnière de bélugas située à Cacouna, où un projet d'exploration pétrolière est en discussion, est donc vitale pour la survie de l'espèce.

Principalement affecté par les maladies infectieuses, le territoire limité du béluga est son principal problème. Avec le réchauffement climatique et la fonte des glaces, de nouvelles espèces entrent dans le territoire et ces baleines sont vulnérables aux maladies épizootiques. Pour preuve, les carcasses de baleineaux retrouvés ont doublé au cours des dernières années.

En 2012, l'habitat critique des bélugas a été redéfinit par le gouvernement canadien. Les objectifs sont de ramener la population entre 7000 et 8000 individus en 2050. Cependant, le gouvernement a laissé ses obligations de côté depuis 2012. La loi canadienne mentionne « l'obligation pour le gouvernement de protéger l'habitat d'un animal menacée dans les six mois suivants cette mention ». Deux ans plus tard, en 2014, la zone protégée n'est toujours pas établie. Les intérêts financiers des pétrolières semblent préoccuper davantage le premier ministre canadien.