Selon une étude publiée par Jenna Jambeck, chercheure à l'Université de Géorgie aux États-Unis, plus de 8,8 millions de tonnes d'objet en plastique pollueraient les habitats marins. Pour donner un point de référence, cette quantité équivaut à laisser cinq sacs poubelle tous les 30 cm sur l'ensemble des zones côtières du monde. Imaginez la Côte d'Azur ainsi, l'horreur!

Les conclusions de cette enquête mentionnent que les pollutions proviennent principalement de cinq pays : le Vietnam, la Chine, le Sri Lanka, les Philipines et l'Indonésie. Néanmoins, sur la liste des plus grands pollueurs, les États-Unis arrivent au 20e rang mondial. Ce qui n'est pas normal pour un pays développé. Jenna Jambeck ajoute que « si les pays en émergence ne changent pas leurs pratiques, il y aura plus de 170 millions de tonnes de pastique d'ici 2025 dans la mer ». Et contrairement aux déchets organiques, le plastique ne se décompose pas. Il s'accumule.

La Chine pointée du doigt

D'après cette étude, publiée dans la revue Science, la Chine est le pays le plus pollueur. Il rejette précisément 28% des déchets flottant dans les océans. Plusieurs environnementalistes ont souligné les dangers de la présence du plastique pour les espèces marines. Cette étude vient donc appuyer les déclarations des organismes de protection de la faune marine. Le déni n'est plus une option.

Nancy Wallace, directrice du programme des débris marins à l'Agence américaine des océans et de l'atmosphère (NOAA), souligne que « les déchets en plastique dans les zones maritimes sont un problème lié au fait qu'ils sont consommés par la faune et que les toxines dégagées détruisent les environnements marins ». Il faut ajouter à cela les frais économiques du nettoyage.

Boyan Slat, le nettoyeur des océans

Cette étude met le sujet au devant de l'actualité après l'invention d'un système de nettoyage flottant mis sur pied par le Néerlandais Boyan Slat. Son invention a fait le tour du monde et a permis de mettre en lumière les problématiques liées au nettoyage des océans. En quelques semaines, le jeune homme a amassé deux millions de dollars pour financer la mise en place de son invention et débuter son grand nettoyage, l'année dernière.