Une manifestation contre les gaz de schiste appelée par les différentes formations de l'opposition se déroule à Alger. Les gens se mobilisent contre les forages expérimentaux réalisés par la compagnie publique Sonatrach, aidée par des partenaires étrangers tels que Shell, Eni et Talisman. 

Un important dispositif policier a été déployé dès l'aube sur la place de la grande poste. Des barrières métalliques ont été dressées par les policiers pour empêcher les curieux d'accéder à la manifestation, celle-ci étant interdite puisque aucune manifestation n'est tolérée dans la capitale algérienne. Par contre, à Ain-Salah, des manifestations ont lieu presque tous les jours pour exiger l'arrêt des forages tout proches.

Le gouvernement algérien veut investir dans le gaz de schiste depuis que les prix du pétrole ont diminué, faisant ainsi diminuer les revenus algériens. Mais les populations vivant sur ces terres de forage ne veulent pas de l'exploitation du gaz du schiste. Le gaz de schiste pollue beaucoup dans les régions où il y est exploité. Le gaz de schiste se retrouve sur tous les continents mais la Chine, l'Argentine, l'#Algérie et les Etats-Unis en sont les plus gros détenteurs. Les populations en Algérie, vivant à coté des gisements, sont donc très clairement hostile à l'exploitation de ces gaz. Son exploitation provoque de grande émission de gaz à effet de serre et pollue les réserves d'eau. En Algérie, les premiers puits de gaz de schiste ont été creusés en 2011 dans le bassin d'Ahnet, près de Tamanrasset. Avec 19 800 milliard de mètre cube de réserve de gaz de schiste l'Algérie, quatrième exportateur de gaz, posséderait la quatrième réserve récupérable de gaz de schiste.  

Le 8 février, le PDG de Sonatrach, Said Sahnoul, a annoncé à la presse que l'entreprise n'arrêterait pas l'exploitation de gaz de schiste à Ain-Salah. Le président Bouteflika n'a pas non plus décidé de renoncer à l'exploitation de gaz de schiste, voulant atteindre l' indépendance énergétique promise par l'exploitation de ce gaz.