Le «grand blanc» fait encore parler de lui! Déjà appelé à tort requin mangeur d’hommes, il est une fois de plus montré du doigt.

Le week-end dernier, sur la côte Est de l’Australie, un groupe de surfeurs s’est fait attaqué par un grand requin blanc d’environ 3.5 mètres. Un Japonais de 41 ans a été sévèrement blessé, ramené sur le rivage par ses compagnons qui lui ont prodigué les premiers soins. L’artère fémorale devant probablement être sectionnée, il n’a pas toutefois pas survécu à l’importante hémoragie que sa morsure lui a causé. 

Depuis la sortie de la stupide trilogie "Les dents de la mer", qui a eu pour effet de terroriser les gens, le seul mot "shark " ou "requin " provoque encore aujourd'hui chez certain des paniques incontrôlables.  Mais contrairement aux idées reçues, le grand blanc ne mange pas l’homme, il n’aime pas cette chair qui n'est pas assez grasse pour son gout.

Les attaques sur les humains sont peu nombreuses, même si, malheureusement, en deux mois l'Australie en a déploré trois . On peut les qualifier d’accidents, car ce sont des erreurs d’évaluation visuelle qui cause ces attaques, le requin voyant mal de près. En revanche il a des capteurs qui lui permette d’enregistrer les basses fréquences, émises  à plusieurs centaines de mètres par de potentielles proies en difficultés.

Le surfeur couché sur sa planche et pagayant avec les mains, luttant pour passer de l’autre côté des vagues, émet ce genre d’ondes. Vu du dessous, il ressemble à un phoque, la proie favorite du requin. D’où la méprise...

Alerté par ses capteurs ultrasons, le grand blanc s’approche et attaque. Le fameux "coup de dent" survient lorsque la puissante mâchoire à 4 rangées de dents rétractables, aiguisées comme des lames de rasoir, se referme sur le malheureux surfeur. À cet instant, le squale sait qu’il s’est trompé car sa bouche renferme des cellules le renseignant sur la qualité de sa proie. En général, il ne reviendra plus, sachant que ce n’est pas le phoque espéré.

L’homme ayant subi l’attaque est en général gravement blessé. Certains ont perdu un membre. Le plus dangereux, dans les premiers instants après l’attaque, sont les hémorragies, surtout quand les artères sont sectionnées.

Avoir un secouriste compétent pour stopper l’hémorragie, le temps que les secours arrivent, n’est pas toujours aisé. C’est d'ailleurs la principale cause de mortalité survenant à la suite des attaques du grand squale.

Le grand requin blanc reste le plus gros poisson connu de nos océans. Espèce en danger, son nombre diminue rapidement alors qu'il n’attaque jamais l’homme délibérément...


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