C'est l'engagement numéro 41 dans le programme du candidat François Hollande lors de l'élection présidentielle de 2012. « Une seule centrale fermera, Fessenheim. C'est la plus vieille de France et elle se trouve sur une zone sismique. Je comprends la position des travailleurs qui veulent conserver la centrale, mais tous les emplois seront conservés », clame-t-il. Trois ans plus tard, il semblerait que la fermeture soit bien plus compliquée que de simples mots. Beaucoup de spécialistes, dont le président de l'Autorité de sûreté nucléaire, affirme que la centrale du Haut-Rhin ne pourra pas être close d'ici la fin du mandat.

Pourtant, le président de la République continue d'y croire fermement. Ce qui hérisse les salariés. Ces derniers ont manifesté mardi 10 mars contre la clôture de leur lieu de travail. La veille, la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, a affirmé que la fermeture de Fessenheim se fera lorsque l'EPR de Flamanville, dans la Manche, sera ouvert. Sauf que l'ouverture de ce dernier a été repoussée à 2017…

Du coup, c'est aux anti-nucléaires de manifester leur inquiétude. Et de réclamer la fermeture rapide de cette centrale en service depuis 1977. Mercredi, un colis suspect a été repéré dans le bâtiment d'accueil du public. Le week-end dernier, un incident a amené EDF à arrêter les deux unités de production de la centrale à cause d'un défaut d'étanchéité sur une tuyauterie… #énergie nucléaire