Le président de la Banque mondiale a fait une sortie en règle pour avertir les chefs d'État du monde que les changements climatiques étaient dangereux sur le plan économique également. Jeudi dernier, Jim Yong Kim a indiqué que « tous les gouvernements de la planète devront mettre la main dans leur poche pour contrer les changements climatiques qui menace le développement économique ».

Pour lui, il est urgent que les pays mettent l'emphase sur le développement durable. « C'est maintenant qu'il faut agir pour limiter les dégâts », a-t-il indiqué en soulignant que les conséquences d'une sous-estimation du phénomène pourraient être dévastatrices.

Le président de la Banque Mondiale s'est adressé à un groupe de personnes situées à Hong Kong dans le cadre d'une conférence de l'Institut de recherche sur l'impact climatique de Potsdam. « Le réchauffement climatique est une menace fondamentale pour le développement à l'échelle mondiale, a-t-il expliqué. Le monde à la chance en 2015 de travailler de concert pour trouver des solutions et faire en sorte que des mesures soient proposées ».

Dans ce discours, il faisait référence au grand rendez-vous qui attend tous les dirigeants mondiaux lors de la Conférence sur les changements climatiques qui aura lieu à Paris en décembre prochain. L'objectif du 2 degré est fixé, mais bien des questions sont encore en suspend. Tous les pays sont d'accord sur la nécessité d'agir, mais lorsque les questions économiques sont abordées, plusieurs chefs d'État sont évasifs.

Pour le président de la Banque mondiale, l'#Asie est l'un des continents les plus vulnérables aux changements climatiques en raison de la montée du niveau des océans. « Une hausse de 15 centimètres du niveau des mers et des ouragans puissant risquent d'inonder Bangkok d'ici 2030 », a-t-il mentionné dans son exposé en citant les données de l'Institut Postdam.

La Banque mondiale travaille avec plusieurs pays pour tenter de réduire l'empreinte humaine sur la planète. Notamment avec la #Chine qui est devenu le plus important pollueur du monde. L'institution veut axer le développement sur l'utilisation des énergies sans carbone et augmenter l'efficacité énergétique. Le Japon est un autre exemple cité lors de la conférence pour indiquer l'urgence de la situation en raison des nombreuses villes côtières du pays. Cette sortie s'ajoute à celle de barack Obama hier pour le Jour de la Terre, #Etats-Unis