Depuis des années, on nous rabâche les oreilles des conséquences du réchauffement climatique, dû principalement à l'Homme. L'industrialisation, la pollution, les voitures, fonte de la calotte glaciaire, jusqu'aux pets des vaches, on aura tout entendu pour justifier une hypothétique montée des eaux.On évoque également la problématique sur la Côte, en #Belgique, avec la montée d'un mètre du niveau de la Mer du Nord, d'ici 2100. Une supputation entrainant "déjà" des prises de conscience, par certains, et des mesures drastiques, pour d'autres. On pense même à recourir à l'inondation volontaire des certaines communes, à l'ouest de la Reine des Plages, permettant ainsi la poursuites des activités à l'est. Mais voilà, ces informations proviennent d'une étude des autorités flamandes, sous l'appellation "Metropolitaan Kustlandschap 2100", et lorsqu'on connait la fréquentation des francophones dans ces communes...

Étude aux relents communautaires !

Quatre scenarii se détachent de cette étude, afin d'envisager et de contrer ce qui pourrait arriver sur la Côte belge, d'ici une "petite centaine d'années". Mais les auteurs précisant d'emblée que cette solution devrait être la dernière à envisager. Malgré tout, il semble évident que la question communautaire rejoigne les résultats des chercheurs, en ce sens que la partie incriminée concentre une forte population de "francophones", à l'inverse des communes situées à l'est d'Ostende, plutôt peuplées de néerlandophones. En effet, de La Panne (jouxtant Bray-Dunes et Dunkerque) à Middelkerke, bon nombre d'habitants proviennent de la région wallonne du pays. Soutenir la thèse de voir monter la Mer du Nord plutôt dans cette partie de la Côte, plutôt que de l'autre côté d'Ostende ne tient vraiment pas la route. Sur les réseaux sociaux, les commentaires vont bon train, et d'aucun ne se laisse pas mener en bateau, d'autant qu'établir des projections à 100 ans laisse pas mal de marge.

Les autorités communales n'ont pas attendu pour prévoir

Mais sur le terrain, la réalité est tout autre. Depuis quelque temps, les autorités communales ont décidé de prévoir cette montée des eaux, et comme ce fût fait à Ostende, le niveau du sable, donc de la plage, a été élevé. Comme le prouve la photo en illustration, à mi-marée il reste pas mal de plage, et la montée de la mer n'entrainera pas (même si les prévisionnistes pensent à 1 mètre...) l'inondation de la ville, comme ce fut le cas en septembre 1953, avec une énorme marée. La Côte belge a encore de belles années devant elle, et ce n'est pas demain que nous perdrons sa moitié de superficie.

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