Le gouvernement des États-Unis a annoncé ce mardi 19 mai une série de mesures afin de sauver la population d'abeilles qui a énormément décliné au cours des dernières années ainsi celle des papillons monarques qui est en danger depuis longtemps maintenant. Parmi les grandes causes de la baisse drastique de la quantité de ces insectes, l'utilisation à grande échelle des pesticides est l'un des facteurs importants.

Ainsi, afin de pallier à ce problème, les autorités américaines ont décidé d'étendre les espaces des terres fédérales propices à la reproduction des abeilles. De plus, elles ont indiqué que des investissements importants seront effectués dans la recherche pour mieux cerner les causes du déclin des colonies d'abeilles. Le problème vient d'une combinaison d'éléments, à savoir les pesticides, la pollution de l'air, la réduction du nombre de plantes à fleur ou encore le parasite mortel qu'est le varroa.

Une perte de 40% en un an!

Selon une étude publiée récemment, les apiculteurs américains auraient perdu l'équivalent de 40% de leurs colonies au cours de la dernière année. Il s'agit là d'une quantité énorme. Plusieurs ont réussi à sauver les meubles en séparant leurs ruches.

La population des monarques en baisse de 90%

Depuis plusieurs années, les scientifiques qui étudient les populations de papillons monarques sonnent l'alarme. Plus de 90% de la population des ces insectes migrateurs uniques ont été décimés en 20 ans. La situation est très critique dans leur cas.

Les solutions américaines

Le projet des Américains prévoit la restauration de 30.000 km² d'habitat au cours des cinq prochaines années pour protéger les abeilles. Le pays parle d'augmenter ses investissements en recherche de 34 millions à 82,4 millions au cours du prochain exercice financier pour aider à trouver des solutions. Dans le cas des papillons monarques, les agences environnementales se concentreront sur les études portant sur l'innocuité des néonicotinoïdes, un type de pesticide qui fait l'objet d'un interdit temporaire en Europe. De plus, des projets communs avec le Mexique sont en cours pour protéger des zones dans le sud des États-Unis. #Etats-Unis