Quel est le sentiment qui vous anime au terme de la célébration des 50 ans de l’ISFAR de Bambey ?

C’est un sentiment de fierté, un sentiment de quelqu’un qui s’est fixé un défi et qui a pu le relever. Cela a été rendu possible grâce à la participation de tous. D’abord, celle du ministère de tutelle, c’est-à-dire, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, qui nous appuyé à hauteur de 65% de notre budget, au 28 mai 2015. Cette commémoration avait globalement deux volets : Un volet scientifique et un autre culturel et sportif. Le volet scientifique était composé de six thèmes et s’articulait autour de la thématique générale : « La place de l’#Agriculture dans le dispositif du Plan #Sénégal Emergent (PSE) ».http://fr.blastingnews.com/culture/2016/03/le-cinema-numerique-ambulant-en-conclave-a-dakar-00842499.html

Quel est votre conseil à l’endroit des parents qui hésitent encore à envoyer leurs enfants dans les écoles d’agriculture ?

On juge la performance d’une école à travers ce que ses diplômés réalisent dans le domaine du développement économique et social d’un pays. Aujourd’hui, si on regarde bien la situation des leaders au niveau du pays en terme de développement agricole et rural, on peut dire que 80% de l’agriculture sénégalaise est beaucoup plus portée par les anciens de l’ISFAR. Ce sont des techniciens chevronnés qui, ayant été très bien formés, ayant un excellent niveau, ont poursuivi leurs études pour devenir qui des ingénieurs agronomes, qui des docteurs, qui des enseignants-chercheurs. Moi-même qui vous parle, je suis de la 27ème promotion, sorti en 1992. Je suis devenu le chef du Département Production forestière. Et les exemples se multiplient à foison. Vous aviez dans la salle, un ancien de l’école issu de la 30ème promotion. Il travaille aujourd’hui au Programme alimentaire mondial (PAM). Vous avez d’autres qui travaillent dans des entreprises internationales comme Nestlé. Ayant fait la formation à Bambey, ils ont eu la possibilité de faire de l’agro-alimentaire et de l’économie. Donc, il y a un vaste champ de formation, de spécialisation et de disciplines qui leur permet de devenir des cadres de haut niveau. Cette école a une tradition, une histoire. C’est la plus vieille école d’agriculture du Sénégal qui date de 1960 avec un programme très solidement ficelé. On ne peut pas trouver mieux. Maintenant, on n’a pas toujours ce que l’on veut. Il y a toujours quelque part de petits problèmes, des défis à relever. Mais malgré tout, l’école est debout. Elle fonctionne et forme toujours des cadres qui sont appréciés partout dans le monde de la recherche agricole et du développement. L’école dans sa réforme, a mis sur pied une unité d’enseignements qui permet aux diplômés, s’ils le veulent de devenir de véritables entrepreneurs agricoles. Avec les cours d’entreprenariat rural, les projets agricoles et toutes les formations sur la sociologie, l’économie rurale, les enquêtes de terrain, les études de marché qui permettent d’avoir des données, l’opportunité de faire ou pas un projet dans un endroit ou dans un autre. J’encourage fortement les parents à inscrire massivement leurs enfants à l’ISFAR pour devenir les acteurs principaux du développement agricole d’aujourd’hui et de demain. Auparavant, on s’arrêtait à la licence professionnelle (Bac+3). Aujourd’hui, on a deux Masters : Un « Master en Développement agricole et rural », l’autre en « Gestion des aires protégées et de la faune ».http://fr.blastingnews.com/societe/2016/02/direct-les-agriculteurs-bloquent-le-rocade-de-rennes-00793475.html