On sait que l’encéphale du chien pèse soixante-quatre grammes contre vingt-cinq grammes pour le chat et 1,3 kg pour l’homme. Mais si on fait un calcul de proportion par rapport au poids, c’est le chat qui possède le plus gros cerveau. Quand le chien dispose de trois cents millions de capteurs olfactifs, le félin en possède deux cents millions pendant que l’homme n’en comptabilise que cinq millions. Le chien arrive bon premier.

 

Quant à l’ouïe, le chat est encore sur la plus haute marche. Le chien perçoit jusqu’à 50.000 hertz, et l’ouïe du chat s’étend de 50 à 60.000 hertz. Quant à l’homme, il a à sa disposition 25.000 hertz. Le matou entend parfaitement les sons de très faible intensité, comme le couinement d’une souris, son oreille distinguant les bruits à partir de cinq décibels et jusqu’à vingt-cinq mètres de distance, alors que l’homme est sourd à seulement quatre mètres.

 

C’est connu, la vision féline est supérieure à celle du chien, et pas seulement la nuit, car celui-ci a des yeux placés sur le côté de la tête, alors que chez le félin, ils sont plus sur l’avant ce qui assure une meilleure vision en relief. Par contre, tous deux bénéficient du tapetum lucidum, du latin "tapis brillant", qui permet d'augmenter la quantité de lumière captée par la rétine. Si l’homme a une vision quasi nulle dans le noir, le chat à une vision nocturne cinq fois plus efficace que celle d’un humain. Par contre, la vision de jour est de quatre-vingt centimètres seulement et à moins de vingt-cinq centimètres le félin voit flou. Il est presbyte, comme tous ses congénères, et au même titre que l’homme de cinquante ans, il voit très mal de près. N’avez-vous jamais remarqué que votre chat se recule quand vous approchez un objet trop près de ses yeux ? Faites l’expérience. Et pour conclure, il est aussi un peu daltonien. Par contre, une poule est capable de voir les ultraviolets.

 

Une idée reçue sur l’œil du lynx. Il faut l’avouer, le lynx a usurpé son titre, et ce au détriment de l’aigle. Sa vision est loin d’être parfaite, il ne voit pas le rouge et il a une mauvaise perception des proies lointaines et immobiles. C’est une erreur de retranscription qui lui a valu ce diplôme, car il fallait lire, en fait, les yeux de Lyncée, pilote des Argonautes, dont la légende dit qu’il était capable de voir au fond de la mer et à travers une muraille de quatre pieds.

 

Waldemar Lindemann en a fait l’expérience. Il a constaté que le lynx voit un chevreuil à trois cents mètres et une souris à soixante-quinze mètres, tandis que l’aigle focalise sur un lièvre à deux kilomètres. Le rapace ne souffre d’aucun trouble visuel, son œil est trois fois plus gros que celui du chat domestique, et on ne connaît aucun myope ni astigmate dans sa famille. Il est équipé, non seulement d’une loupe, mais aussi d’un télescope. Dans la nature, l’aigle localise un objet de seize centimètres à 1500 mètres d’altitude, et il détecte un objet brillant huit fois mieux que le premier quidam venu. Et je ne vous parle pas de son champ visuel de 110° et de la rotation de sa tête de 270°. Il paraît qu’il peut amplifier la lumière et accentuer les contrastes en augmentant les couleurs chaudes et en diminuant les couleurs froides. Conclusion, la perfection visuelle est sans conteste l’apanage de l’aigle royal.

 

L’homme est quand même supérieur dans un domaine : le langage. Une expérience sur un colley a démontré qu’il avait retenu deux cents mots, et le chat aucun. Pourquoi ? Parce que le chat n’est ni accommodant ni motivé, comme l’avouent les savants, et qu’il a refusé de se prêter à l’expérience. Mais moi, je suis sûre qu’il comprend tout ce que l’on dit.

 

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