La #permaculture s'inscrit dans la longue chaîne de l'histoire de la production humaine. Produire des aliments, pour qui, et surtout comment ? La question s'est toujours posée, et se pose davantage aujourd'hui alors que la démographie mondiale s'accroît nettement. À chaque époque son problème... Les Égyptiens dépendaient des caprices du Nil, les Grecs des caprices de la géographie, au Moyen-Âge il s'agissait de la maladie, et cela qui nous inquiète, nous contemporains, c'est précisément la démographie.

 

La permaculture contre la faim dans le monde.

En effet, comment nourrir toutes ces bouches sans épuiser nos ressources énergétiques ? La production de masse agroalimentaire détruit le sol de pesticides, l'air de dioxyde de carbone et les rivières de polluants. La quantité prime nettement sur la qualité, et au final, l'industrie agroalimentaire qui pense s'adapter aux changements démographiques pourrait être un des responsables de son déclin dans une partie du monde : la malbouffe fait des ravages outre-Atlantique. La permaculture propose donc un mode d'action agricole, économique et écologique. Elle demande peu d'énergie humaine et matérielle, et est éco-responsable. Basée sur l'étude de la nature, la permaculture en agriculture s'appuie sur l'harmonie des écosystèmes pour produire de la nourriture. La vigne dégage de l'humidité, le basilic fait fuir les insectes nuisibles et les tomates, eh bien ça a un bon gout et c'est bon pour la santé ! Pourquoi ne pas les planter les uns à côté des autres ? On économise des pesticides grâce au basilic et on économise l'eau grâce à l'humidité de la vigne.

 

La permaculture, une éthique avec des limites.

Nourrir 7 milliards d'êtres humains ce n'est pas simple. L'idéal serait que chaque être humain, dans l'écosystème où il vit, puisse avoir accès à un bout de terre, qu'il partage avec d'autres, sur un toit ou dans un jardin pour produire sa propre nourriture. Pas facile compte tenu la densité de population concentrée dans certains espaces. Mais pas la peine d'avoir 5 hectares pour s'adonner à cette pratique, 3 mètres carrés suffiront, car la permaculture c'est avant tout une éthique ! Prendre soin de la nature et de l'homme, puis créer de l'abondance, redistribuer quand il y a du surplus. Dans un monde idéal, le surplus produit par les uns serait donné aux autres, et chaque mètre carré disponible serait utilisé à des fins utile, voire vital. Dans les villes, les arbres fruitiers côtoieraient les vignes rampantes sur les façades d'immeubles, et les courgettes iraient se cueillir au jardin municipal. 

Le chemin reste long, périlleux, mais la permaculture est une idée en marche, avec un bel avenir devant elle. #Ecologie #environnement