Après la Chine et les Etats-Unis, l'Inde s'engage à ratifier l'accord de Paris avant la fin de de l'année. Pas décisif dans un processus qui vise à maîtriser le #réchauffement climatique au-dessous des 2°. Sans un engagement actif et volontaire des 195 pays signataires de la COP21, la planète pourrait subir une hausse des températures avoisinant les 4,8° d'ici 2100. Outre des conséquences sur l'équilibre géopolitique, économique et social, le réchauffement climatique a des répercussions dramatiques sur les populations humaines (réfugiés climatiques) et des incidences sur la biodiversité. Ainsi selon l'UICN, ONG dont la mission est la conservation de la nature, sur les 83.000 espèces examinées, 23.900 sont menacées, soit un tiers des espèces.

 

Le diamant mandarin, l'oiseau météo australien 

Cependant, une étude récente publiée par Science risque de bousculer les idées reçues puisqu'elle illustre comment le #Diamant mandarin tente de s'adapter pour faire face au réchauffement climatique. Tout à commencer quand deux chercheuses, Katherine Buchanan et Mylène Mariette ont observé que des parents diamants mandarins émettaient un chant différent en fin de période d'incubation des oeufs et ce uniquement  lorsque la température ambiante était supérieure à 26°.

Pour confirmer leurs observations, les scientifiques ont mis en incubateur artificiel 166 oeufs de nos oiseaux chanteurs à une température standard de 37,7°. Durant les cinq derniers jours de l'incubation, les chercheuses ont diffusé par haut-parleur soit l'enregistrement "chant température chaude" soit "chant température normale". Les poussins qui avaient entendu le "chant température chaude" ont éclos plus tard et ont grandi plus lentement que les poussins des couvées de contrôle. De taille plus petite, ils ont mieux maîtrisé leur température corporelle, ce qui peut se révéler un avantage adaptatif dans un environnement plus chaud.

 

Des effets durables sur plusieurs générations 

Plus étonnant encore, comme le souligne Renée Duckworth, une écologiste évolutionniste de l'Université de Tucson en Arizona est de constater comment la communication vocale à un stade  précoce du développement peut avoir des  effets persistants sur plusieurs générations. En effet, une fois adultes, les oisillons "conditionnés" pour les températures chaudes, ont choisi des nichoirs exposés à des températures chaudes et ont eu des couvées plus importantes que celles des oisillons des couvées de contrôle.

 En définitive, deux points essentiels ressortent de cette étude. Le premier est l'importance de la communication parent /embryon et de son impact sur le long terme. Les résultats encourageants de l'étude vont conduire les chercheurs à approfondir le sujet. Enfin, cette étude peut aider à comprendre comment les animaux pourraient s'adapter au changement climatique et aux défis environnementaux futurs.