Les flatulences et les rots des bovins contribuent au réchauffement climatique. En effet, ils émettent naturellement un gaz à effet de serre lorsqu'elles ruminent. A l'échelle mondiale, il y a environ 1,5 milliard de vaches et de taureaux qui émettent environ deux milliards de tonnes d'équivalent CO2 par an.

Selon l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'#Agriculture, l'agriculture est responsable de 18% de la libération de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale (ce qui dépasse largement les émissions causées par le secteur du transport ).

L'élevage est un facteur important des rejets de gaz à effet de serre selon la FAO. "Le bétail est l'un des plus importants contributeurs aux problèmes environnementaux les plus graves d'aujourd'hui. Une action urgente est nécessaire pour remédier à la situation", a annoncé Henning Steinfeld, chef du Service d'information de l'élevage et de la politique de la FAO.

 

Moins de pollution et plus de production

Des scientifiques danois de l'université d'Aarhus ont génétiquement modifié l'herbe pour la rendre plus facile à digérer par les vaches laitières et donc émettent moins de méthane.

Torben Asp du département de biologie moléculaire et de la génétique avoua à Berlingske: ''Nous savons que les bovins sont responsables des libérations de gaz à effet de serre dans l'agriculture, il est donc important que nous étudions la meilleure façon de réduire ces émissions. Cette herbe est meilleure pour ces bêtes, qui peuvent s'alimenter de manière plus saine et ainsi ne libèrent plus ce gaz néfaste pour l'environnement lorsqu'elles rotent''.

Jusqu'à présent il était difficile de réduire l'émission du méthane sans avoir un impact négatif sur la production du lait. Cependant, selon le ministre de l'environnement du Danemark, Esben Lunde Larsen, cette herbe a l'avantage de non seulement réduire les émissions du méthane mais également d'améliorer la quantité de lait produite. Les attentes sont élevées et la nouvelle ''Super herbe'' devrait être prête à l'emploi d'ici 2024 au plus tard, selon la société de semences DLFs.