C'est une invention américaine que beaucoup de Français aimeraient voir sur leur territoire : le #téléphérique urbain. Depuis le temps que chaque grande agglomération en demandait un, la première à être servie est #Brest. Avec ses 141 303 habitants, la ville bretonne socialiste veut faire de ce moyen de transport écologique un modèle pour la France. Son atout majeur est de permettre de relier deux quartiers séparés par un fleuve côtier, le Penfeld. Ainsi, le maire de la ville espère répondre à l'arrivée massive de nouveaux habitants dans le quartier des Capucins.

Un projet qui s'inscrit dans le développement durable

L'exigence du développement #durable est écologique, économique et sociale. Or, écologique, ce téléphérique l'est par rapport à d'autres transports en commun tels que le bus. Il est également économique, puisque sa construction n'a pas coûté plus de 20 millions d'euros - contre 40 millions d'euros pour construire un pont. D'ailleurs, l'arrivée de nombreux touristes aura tôt fait de le rentabiliser. En effet, la vue qu'offre le téléphérique, à 65 mètres de hauteur, sur la ville est exceptionnelle. Enfin, il est social en ce qu'il permet de désenclaver un quartier en plein essor et en ce qu'il n'a demandé aucune expropriation pour poser ses infrastructures.

Fleurissement des projets en France

Si Brest a été pionnière dans l'exploitation d'un téléphérique urbain, une dizaine de projets étaient déjà à l'étude pour des villes françaises. Un téléphérique existe depuis plus longtemps à Grenoble ou à Toulon, mais ils ont tous deux vocation à atteindre un sommet de montagne, et pas à relier des quartiers. A Paris, Toulouse, Orléans, ou Grenoble, cette idée, longtemps défendue, a été relancée par l'inauguration aujourd'hui à 10h à Brest. Ainsi, dans le Val-de-Marne, le projet Téléval devrait relier Créteil et Villeneuve-Saint-Georges en moins de 20 minutes. A Grenoble, on parle d'un Métrocâble pour pouvoir survoler rapidement l'Isère, les routes et les voies ferrées qui séparent des quartiers. C'est sans doute le début d'une grande aventure, conforme aux attentes durables actuelles des Français. La Bretagne se fait ainsi l'exemple à suivre en matière d'écologie pour son respect des clauses de l'Accord de Paris.