Ce qui suit est un ‘’mix’’ des infos que vous retrouverez en anglais sur le site et les pages Facebook des #Indigenous People of America et des pages Blasting News de Matt Barkhausen (idem en anglais) et d’autres (ibidem). Les Amérindiens sont très divers depuis le Canada jusqu’aux abords du Mexique en Amérique du Nord et leurs intérêts sont parfois antagonistes. Mais pour la première fois de leur longue, très longue histoire, ils se sont réunis et accordés à l’unanimité de leurs délégués pour condamner le projet en construction du #Dakota Pipeline. Il s’agit d’un oléoduc qui reliera les États du Dakota du Nord et du South Dakota. Ce qu’ils redoutent, et l’élection de #Donald Trump, soutenu par Sarah Palin, du mouvement Tea Party, redouble leur détermination, c’est que les conséquences ravageront l’environnement à l’image du désastre provoqué au Colorado ou un fleuve est désormais durablement teinté de jaune orangé…

Donald Trump le vandale

Tout comme la vaste majorité des Amérindiens des États-Unis, Matt Barkhausen espérait pouvoir vote Bernie Sanders. Et quel ne fut pas son étonnement d’entendre Donald Trump reprendre les propositions de Bernie Sanders sur le besoin d’investir dans les infrastructures (les routes, les ponts, &c. – pas forcément de nouvelles prisons privées ou des centres de détention, mais cela ne saurait tarder s’il tient ses promesses). Vous connaissez le fameux dicton étasunien : if it ain’t broke(n), don’t fix it (pas cassé, pas réparé). Tout n’est pas flambant neuf outre-Atlantique et le métro de New York fait pâle figure en regard de celui de Moscou. Mais ensuite, il a très, très longuement mentionné nombre de personnes présentes venues l’écouter, stupéfait de l’avoir emporté. Il y a effectivement fort à parier que la plupart profiteront du système des dépouilles et intégreront l’administration de la Maison Blanche (et au-delà…). Ce sont « les idéologues les plus ultra-droitiers », les plus productivistes et affairistes à tout-va. Les plus climatosceptiques de même.

The Dakota Access

Le whitelash (le contrecoup après la présidence de l’Afro-Américain Obama, que Trump a longtemps dit né au Kenya avant de concéder qu’il avait la nationalité étasunienne) est une chose. Le naturelash (néologisme qui tardera à apparaître car c’est une marque déposée de mascara) sera sans doute dévastateur au cours des quatre prochaines années aux États-Unis. Le whitelash se traduira aussi par la fin des casinos tenus par les tribus amérindiennes, concurrentes de ceux de Trump du temps de la Trump Entertainments Resorts Inc. Ses enfants investiront dans l’industrie des jeux, il leur facilitera de très bons retours sur investissement. Climate Direct Action, une ONG fondée en partie par des Last Real Indians ont saboté déjà les oléoducs acheminant du pétrole extrait au Canada par des méthodes similaires à celles employées pour le gaz de schiste. L’oléoduc du Dakota est combattu par les Amérindiens et l’ACLU (American Civil Liberties Union) et d’autres organisations. Cet oléoduc de la Dakota Access doit traverser le territoire Sioux au mépris des traités signés avec la Nation Sioux (Oceti Sakowin). Constatant la mobilisation, l’État du North Dakota a décrété l’état d’urgence et mobilisé la garde nationale (de cet État). Fait aussi donner les nervis musclés de la compagnie en assurant leurs arrières. Trump a emporté les grands électeurs des deux États du Dakota (six au total) et le gouverneur républicain a été reconduit. Les ‘’zadistes’’ amérindiens ont du souci à se faire… Peut-être auront-ils le soutien de Ken(nneth) Bone, mais la victoire de Trump l'a relégué aux oubliettes.