Depuis quelques semaines, le virus H5N8, plus connu sous le nom de grippe aviaire se propage rapidement dans les élevages du Sud Ouest, dans plusieurs régions d'Europe et dans la faune sauvage; de nouveaux cas ayant été dénombré en Haute-Savoie et dans le Pas-De-Calais. Cette propagation rapide a forcé le ministère de l'Agriculture à annoncer le passage du pays en risque élevé. Des mesures sont prises afin de ralentir, voire d'endiguer la prolifération du virus. Concrètement, les élevages commerciaux doivent empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages, soit avec des mesures de confinement, soit avec la pose de filets ; les marchés de volailles ainsi que tout rassemblement de volailles sont interdits et les lâchers de gibier sont également prohibés, sauf les lâchers de faisans et perdrix autorisés sous certaines conditions.

Le virus n'est pas transmissible à l'homme

Le H5N8, hautement pathogène, n'appartient heureusement pas au groupe H5N1, virus apparu en Asie dans les années 2000 et causant quelques 650 cas humains dont 386 décès, et depuis sa circulation en Europe, soit environ deux années, aucun homme n'en a été affecté. Le spécialiste en virologie à l'Institut National de la Recherche Agronomique Jean-Luc Guérin est catégorique : le risque est nul pour l'être humain même si de la volaille contaminée est avalée, car le virus se transmet uniquement par les voies respiratoires.

Une catastrophe économique pour la filière

En cette période précédant les fêtes de fin d'année, les producteurs de foie gras sont inquiets. La France n'a en effet pas retrouvé son statut "indemne" d'influenza aviaire comme prévu initialement le 3 décembre dernier, statut qui est indispensable pour exporter dans certains pays hors de la communauté européenne. De plus, les mesures sanitaires entraînent un surcoût qui est répercuté sur le prix de vente direct. Néanmoins les Français restent des consommateurs sereins et fidèles, plusieurs d'entre eux assurent prévoir manger du foie gras comme d'habitude lors des fêtes de fin d'année. #Santé #Grippe avaire