C'est un problème récurrent chaque année au mois de décembre : la #pollution de l'air augmente à en devenir dangereuse dans les villes françaises. Cette fois-ci, néanmoins, les scientifiques ont déclaré qu'il s'agissait de la plus forte concentration urbaine de particules fines depuis 10 ans. Les agglomérations les plus touchées sont les deux principales villes du pays, Paris et Lyon. Administrées par des socialistes, elles refusent de jouer avec la santé de leurs habitants et ont décidé de mettre en place la circulation alternée. Décriée par la droite, cette mesure fait effectivement débat puisqu'elle ne résout pas véritablement le problème de la pollution, tout en compliquant la vie des automobilistes.

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En effet, mercredi, à Paris, alors que seules les voitures à plaque impaire pouvaient circuler, le RER B, utilisé habituellement par 900 000 Franciliens quotidiens, est resté en panne toute la matinée. Donc, si des automobilistes devaient s'ajouter à tous ces usagers, la journée a dû être catastrophique pour les travailleurs. En outre, au niveau de la propreté de l'air, la circulation alternée ne sert pas véritablement puisqu'elle dissuade peu d'automobilistes. L'amende, 35€, ne fait pas peur à tous, et beaucoup décident de prendre quand même la voiture en dissimulant leur plaque aux policiers.

Les villes ont besoin de mesures de fond

Il est regrettable que les administrations municipales n'aient que cette solution à proposer à chaque pic de pollution. En effet, les urbains attendent des mesures de fond, qui permettraient durablement d'endiguer la pollution.

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Or, à moins que la circulation alternée fonctionne toute l'année, comme à Pékin, il semble difficile de répondre à l'urgence sanitaire en divisant par deux le nombre de voitures circulant dans les villes. Il faudrait davantage se concentrer sur les plus grandes sources de cette pollution, comme le chauffage au bois et les usines. Mais cela paraîtrait contradictoire puisque EDF incite à se chauffer au bois cet hiver, comme le groupe risque de ne pas produire suffisamment d'électricité face à la demande pour les 4 prochains mois. Nous nous retrouvons dans une impasse.

D'autres moyens doivent être mis en avant, comme le développement des transports en commun et une nouvelle législation empêchant la circulation des véhicules les plus polluants. Car ces derniers ont encore le droit de circuler dans Paris, malgré le durcissement des mesures environnementales. Bref, c'est la débâcle dans les métropoles françaises. Face au problème de la pollution, il faut un plan national de lutte, qui ne se limite pas à la décision des villes et de leur administration : l'Etat doit agir sur le fond pour limiter la pollution aux particules fines dans les villes. C'est ce que les Français attendent des candidats à la présidentielle de 2017 : des mesures concrètes, et non des solutions bancales bricolées à la dernière minute.