Menace de faillite pour de nombreuses exploitations apicoles Françaises ? Oui, car la production de miel en 2016 a atteint son niveau le plus bas, passant sous la barre des 10 000 tonnes pour l'ensemble de la France. Oui, car le ministre de l'Agriculture a refusé le moindre euro à l'apiculture. Oui, car Il y a les mortalités massives en apiculture liées aux abeilles, victimes de Syngenta qui se dissout pour échapper à la justice . Oui, car il y a le comportement des pouvoirs publics qui oblige les apiculteurs à assumer la nouvelle gouvernance du sanitaire. Oui, parce que trop peu de villes et de collectivités défendent les abeilles et les apiculteurs alors que l'apiculture Française et l'UNAF récompensent les villes protégeant les abeilles . Et au moment où l'abeille est officiellement reconnue comme une espèce menacée.

Les récoltes de miel se sont effondrées année après année

Il y a quelques années encore, les apiculteurs français produisaient 35 000 tonnes de #miels de qualité chaque année.

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Avec moins de 10 000 tonnes produites en 2016, la situation financière est devenue très tendue pour de nombreux apiculteurs. D'autant plus que cette absence de récolte fait suite à trois années très tendues pour les apiculteurs en terme de volumes. 2012, 2013, 2014 ont été des années noires pour la profession. L'année 2015 a laissé entrevoir une lueur d'espoir.

L'union Nationale de l'Apiculture Française a confirmé, par la voix de Gilles Lanio, la "dramatique situation des apiculteurs" et sollicité "une aide au financement des cotisations sociales". Les responsables nationaux des apiculteurs ont aussi exigé du gouvernement, sans être entendu et écouté par le ministre de l'agriculture, "une aide exceptionnelle à la ruche pour les apiculteurs détenteurs de plus de 50 ruches, avec une priorité pour les jeunes installés".

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L'absence de soutien à la filière de la part des pouvoirs publics conduit à un terrible constat : la France a renoncé au sauvetage des abeilles et des apiculteurs. Les responsables politiques préfèrent favoriser l'importation des miels chinois ou argentins, ainsi que la commercialisation de miels adultérés - comme le prouvent les analyses effectuées par plusieurs services de la répression des fraudes. Une seule question semble éludée par les pouvoirs publics : il restera combien d'apiculteurs en 2020 ? #Environnement