La montée des eaux aura lieu. C'est un fait. Et on s'en est toujours inquiété, particulièrement aux #Etats-Unis. Ainsi, en 2015, l'administration démocrate avait demandé un rapport sur les risques du réchauffement climatique pour le territoire national. Mardi, ce rapport de la National Oceanic and Atmospheric Administration a été publié, et indique de graves conclusions si jamais rien n'est fait pour réduire la pollution au niveau mondial. Il démontre notamment que les côtes américaines, surtout la façade atlantique, font partie des territoires les plus menacés par la montée des eaux.

Montée de 2.5 mètres

Les 2.5 mètres supplémentaires correspondent au scénario catastrophe, le plus nocif pour les populations installées sur les littoraux.

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Ce sont 2.5 mètres maximum d'ici à 2100, mais ce chiffre a déjà été revu à la hausse depuis le rapport de 2012, qui prévoyait dans le pire des cas une montée des eaux de 1.9 mètre. C'est fort de nouveaux paramètres que cette récente étude est devenue plus inquiétante, comme la relance de l'industrie aux Etats-Unis, les émissions de gaz à effet de serre dans les pays émergents, etc.

La mer monte, la terre tombe

Pourquoi un tel chiffre ? Parce que, en plus du simple fait de la montée des eaux, la côte atlantique des Etats-Unis a une tendance à s'affaisser sur elle-même, et à s'enfoncer de plus en plus dans la mer, un peu à l'image des Pays-Bas. Donc, si en plus de la montée des eaux, on ajoute un phénomène de chute des terres, la submersion semble inévitable dans les décennies à venir. Ici, une question peut se poser : certes, la montée des eaux est due à l'activité humaine, mais l'enfoncement des terres l'est-elle également ? Ce n'est pas si évident.

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En fait, cet affaissement résulte en grande partie d'un phénomène purement naturel d'érosion. Mais, l'activité humaine joue un petit rôle dans cet affaissement, à cause de l'exploitation des eaux souterraines, des nappes phréatiques, etc.

L'administration américaine avait compris, dès le rapport de 2012, l'urgence pour son territoire de multiplier les initiatives écologiques mondiales de limitation des émissions de gaz à effet de serre. D'où, entre autres, sa participation à la COP21, qui a permis de fixer une limite de pollution infranchissable pour tous les pays signataires de l'accord. Mais depuis ce début d'année 2017, elle semble désormais s'en détourner, au risque de provoquer un désastre dans ses propres terres. Les autres Etats signataires devront-ils davantage se serrer la ceinture pour combler le manque de motivation chez les Américains ? Ce sera finalement la question principale, au niveau écologique, de l'année 2017.