Sept organisations reconnues, internationales pour certaines, dénoncent une "censure" et des "procès verbaux tronqués" au cœur même du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB). Une organisation mise en place et supervisée par les ministres de l'écologie et de l'agriculture. Les Amis de la Terre, la Confédération Paysanne, la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique, France Nature #Environnement, Greenpeace, le Réseau Semences Paysannes, les apiculteurs Français de l'Union Nationale de l'Apiculture (UNAF) dénoncent une terrible manipulation. Dans le dossier des nouvelles techniques de modification génétique, dites NBT (New Breeding Techniques), les hauts fonctionnaires du Haut Conseil des Biotechnologies ont tronqué les rapports et l'avis du Comité Scientifiques. Du jamais vu ces cinquante dernières années ! Les sept organisations citées ont donc décidées de boycotter le Haut Conseil des Biotechnologies.

Publicité
Publicité

Dans la foulée, elles ont posé une plainte auprès des ministres de l'écologie et de l'agriculture, et ont demandé à être reçues par les deux ministres concernés. Dans une France au bord du gouffre, où Hollande va devant le tribunal de Grande Instance de Pontoise , où la justice s'acharne contre Riposte Laïque et son fondateur Pierre Cassen , où Riposte Laïque a été condamnée à Paris, mais relaxée à Lyon , où 43 procédures judiciaires sont engagées contre Riposte Laïque, Pierre Cassen, et 13 contre Christine Tasin , où quatre agriculteurs se suicident chaque jour, dans l'indifférence générale, ce nouveau scandale affecte la crédibilité du gouvernement et des ministères concernés.

Le ministre Le Foll refuse de répondre aux accusations de Greenpeace

Contacté ce 9 février 2017, par téléphone, le cabinet de Stéphane Le Foll, Ministre de l'Agriculture, Porte Parole du Gouvernement, ami de Français Hollande (si, si, il en reste !), refuse de s'exprimer sur le sujet et de répondre aux accusations graves des sept organisations reconnues, qui viennent de quitter le Haut Conseil des Biotechnologies, en prétextant "le devoir de réserve".

Publicité

La réalité s'avère beaucoup plus cruelle, car, selon Greenpeace et les six autres associations représentatives, "Le gouvernement semble avoir déjà décidé d'appliquer de nouvelles techniques de modifications génétiques à l'extérieur du Haut Conseil des Biotechnologies". De quoi inquiéter les scientifiques ayant rendu un avis défavorable et tous ceux qui défendent l'environnement et la biodiversité. #Grennpeace