Régulièrement la voix de l'#Union Européenne peine à se faire entendre sur les questions internationales, malheureusement cela montre que le chemin est encore long avant de pouvoir représenter chacun et trouver les bases d'une cause commune. Sur les questions telles que celle de la Syrie il est dramatique de voir que les nations européennes ont du mal à harmoniser leur discours, certaines privilégiant avant tout leur intérêt économique personnel ou les échéances électorales les concernant à court terme. Sur des questions telles que l'actualité en Crimée aujourd'hui ou en Géorgie hier on ne peut faire que le même constat: la voix de l'Europe reste faible, si faible qu'on entend souvent encore la cacophonie qui se cache derrière.

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Ses détracteurs lui reprochent également de se comporter en vassal des Etats-Unis, caricature certes mais qui a le mérite de soulever des questions, surtout sur des dossiers tels que l'affaire Snowden.

Gouvernance de l'Europe et légitimité de ses représentants sur la scène internationale

Catherine Ashton, José Manuel Barroso et Herman Von Rompuy sont certes des représentants sympatiques qui ont l'avantage de prendre en compte aussi bien l'Europe du Nord que du Sud, mais malheureusement dans notre système de gouvernance européenne actuel ils n'ont aucune légitimité réelle. Sans suffrage universel, qu'il soit direct ou indirect, les seuls représentants qui gardent un poids conséquent sont les chefs d'états élus dans les pays les plus peuplés ou les plus importants en terme de poids économique.

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On entend beaucoup plus Cameron, Hollande ou Merkel alors qu'eux-mêmes ne représentent que leur électorat et leur parti bien plus que leur nation toute entière. On entend aussi la voix de l'Espagne, de l'Italie et d'autres nations au poids démographique important mais on est encore loin de pouvoir fournir une réponse unifiée et reflétant réellement l'intérêt commun. Mais pour harmoniser les prises de position il est évident qu'il faut trancher sur le futur de l'Union Européenne et sur l'éventuelle accélération de l'intégration politique.

Le futur de l'Union doit-il passer par le fédéralisme?

L'Union ne peut se faire trop rapidement et contre la volonté du peuple, comme l'ont montré les débats sur la Constitution Européenne dans tous les pays ayant proposé un referendum sur la question. Certains rêvent de fédéralisme, d'autres sont fortement attachés à leur souveraineté nationale, ainsi pour pouvoir avancer il est temps de proposer des options claires aux peuples de l'Union. L'attitude de Cameron peut en agacer certains mais son projet de referendum en 2017 a le mérite de permettre une remise à plat des questions européennes. Si certains veulent moins d'Europe, qu'ils le fassent savoir maintenant. Si certains croient en leur destin commun, à eux de convaincre tous les eurosceptiques de rejoindre leur cause pour enfin donner une voix réelle et pleine d'assurance aux représentants de notre Union.