Quand on regarde l'#Union Européenne à l'échelle des 55 dernières années on ne peut être qu'admiratif devant les résultats globalement positifs de son bilan. Malheureusement la condition humaine, du moins dans sa conception occidentale, fait qu'on a tendance à se focaliser toujours plus sur le court terme, et donc à regarder plutôt le bilan des 5 dernières années. 5 années de crise qui ont fait souffrir l'Europe, et qui ont réveillé les réflexes protectionnistes de part et d'autre. Mais regardons la dernière crise de cette ampleur, après le krach de 1929, et comparons les conséquences. Il semble évident que l'Europe a réussi à éviter le pire et la reconstruction peut donc maintenant se faire sur des bases beaucoup plus saines et solides.

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Comparé à la situation des années 1930 on ne peut qu'être optimiste pour l'avenir de l'Europe du XXIème siècle.

Assainir les finances de l'Europe

L'Europe ayant déjà instauré et acté de nouveaux mécanismes de stabilité cruciaux, il faut maintenant laisser le temps au temps. Le FMI veille au grain et nous avons la chance d'avoir Christine Lagarde aux commandes, ce qui garantit une excellente connaissance des enjeux et des dossiers. Maintenant il ne reste plus qu'à s'assurer que les mesures sont effectivement implémentées par les gouvernements et mécaniquement les effets escomptés devraient apparaître d'eux-mêmes. Si l'Euro était en danger à un moment et si la crise n'est pas finie il est clair que le pire est néanmoins derrière nous.

Renforcer l'identité Européenne par la mobilité

Outre les leviers financiers au niveau macro-économique, le levier sur lequel l'Europe peut vraiment changer la donne est celui des incitations à la mobilité.

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En effet c'est là l'enjeu réel pour développer l'identité européenne à un rythme croissant et le fait que la génération du baby-boom arrive actuellement à l'âge de la retraite fait que nous entrons dans une période charnière. Avec les nouvelles vacances de postes dans certaines économies dynamiques c'est le moment de simplifier la vie de la génération Y, qui est hautement diplômée et ne demande qu'à trouver du travail. Cela tombe bien, il semblerait que ce soit déjà ce qui est prévu, notamment avec de nouveaux accords de coopération inter-pays.

Soutenir l'innovation à tout prix

En dehors de la mobilité au sein de l'Union il semble évident que la priorité devrait être de faciliter la création d'entreprises. Certes, il existe déjà des incubateurs pour soutenir les start-ups, mais cela reste encore insuffisant. Dans ce siècle de l'économie de la connaissance la solution réside dans l'innovation et pour cela il faut pouvoir offrir un cadre accueillant et simplifié pour soutenir les jeunes pousses.

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Booster l'innovation et faciliter la mobilité, ensemble ces deux mesures ont de quoi consolider la citoyenneté européenne tout en redynamisant des régions parfois un peu enclavées. Avant de pouvoir consolider l'Union politique donnons d'abord du travail à toute la jeunesse européenne, ainsi la solidarité et l'identité commune suivront beaucoup plus naturellement.