Ce vendredi, Jean-Claude Juncker, ex premier ministre luxembourgeois a été désigné comme président de la Commission Européenne pour les cinq prochaines années malgré les véhémentes protestations de David Cameron, premier ministre britannique.

Son combat était perdu d'avance car David Cameron était seul contre tous. Malgré ses menaces quant à la précipitation du retrait du Royaume-Uni de l'Union Européenne, aucun de ses homologues européens n'a pris fait et cause pour lui.

Notons que du fait de sa situation insulaire, le Royaume-Uni est déjà isolée du reste de l'UE. En outre, un autre facteur l'isole encore plus de notre institution, sa monnaie.

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En effet, le Royaume-Uni n'a jamais accepté l'Euro. D'ailleurs, de nouvelles pièces ont été frappées en 2008, ce qui fait dire au "Spiegel" que nos voisins sont loin de vouloir adopter la monnaie européenne unique. Il est à parier que cette nouvelle tension pourrait précipiter sa sortie de l'UE.

Les tensions entre l'Union Européenne et le Royaume-Uni ne sont pas vraiment récentes car Charles de Gaulle, président de la France de 1959 à 1969, avait refusé l'accès de nos voisins à ce que nous appelions alors la CEE car du fait des relations entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis il craignait par dessus tout que les USA interfèrent dans les affaires européennes. Ainsi le Royaume-Uni n'est entré dans l'UE qu'en 1973.

Le divorce entre l'Europe et le Royaume-Uni semble donc consommé ! Alors "to stay or not to stay?", telle est la grande question shakespearienne que David Cameron se pose aujourd'hui !