Le déploiement de caméras de surveillance. Ces dernières ont un objectif affichées de manière très clair: lutter contre la délinquance, les actes de terrorisme  mais aussi dissuader les éventuels actes malveillants. 

Quiconque est allé récemment dans la capitale britannique n'a pu que constater la prégnance de ces dernières au quotidien. Sous l'acronyme C.C.T.V pour Closed Circuit TeleVision, les panneaux indiquant la présence des caméras sont autant visibles que celles-ci. Car derrière la reconnaissance possible d'un acte délinquant, il s'agit avant tout de rappeler aux individus qu'ils sont filmés. 

 Or les résultats se veulent tout particulièrement divergents, notamment en fonction des commanditaires des études.

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Scotland Yard dans un rapport de 2008 lors de la Security World Document Reference avait annoncé l'échec total de ces dernières. La raison invoquée étant alors la masse considérable de données à fouiller. Triste constat pour un investissement de plus de 10 milliards de dollars, les estimations du nombre de caméras variant de même en fonction des sources. 

Souriez, vous êtes calculés 

Vous l'aurez compris, le problème, c'est la masse de données à fouiller. Or, les évolutions scientifiques et leur diffusion commerciale ont notamment donné lieu au concept de Big Data. Entre terme marketing et réalité effective, ce dernier désigne la capacité à monitorer un nombre considérable de données, en temps réel notamment et à en générer de l'intelligence. Ceci est rendu possible tout particulièrement par la convergence entre la capacité de calcul informatique, la qualité accrue des réseaux de télécommunications et des machines de plus en plus intelligentes et mobiles (smartphones, smart-house, smart-grid....bref tout ce qui commence par "smart").

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Le Big Data offre donc quelque chose de particulièrement intéressant en termes d'analyse comportementale, la capacité à pouvoir prévenir un comportement faisant l'objet d'un écart par à rapport à celui moyen. Les fameux extrêmes s'éloignant de très loin de l'écart-type.

 Ne souriez plus, vous êtes analysés

 Le problème vient au niveau de la privacy entendez par là respect de la vie privée.  En effet, non seulement des informations sont stockées sur vous, en l'occurence votre image mais de plus, elles sont analysées et corrélées avec plusieurs informations. Prenons un exemple simple, vous prenez la carte de transport d'un ami, malheureusement cette dernière est unique. Si vous vous faîtes contrôlés et que vous devez justifiés s'il s'agit de la votre ou non et bien un calcul peut être entièrement effectué pour déterminer si votre trajet du jour correspond à la moyenne ou à la tendance de ceux réalisés au quotidien.

Ces théories largement développées ont fait l'objet de nombreuses révélations et d'une large médiatisation notamment sous l'affaire Snowden puis avec la nombreuse littérature qui en aboutie.

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Donc, dans une ville ou vous êtes contrôlés, si vous voyez "C.C.T.V", souriez, vous êtes non plus filmés mais analysés.  #Union Européenne