Le Parlement européen a entériné ce jeudi 27 novembre par une majorité des voix une convention visant au démantèlement de #Google, un rapport emblématique qui expose le géant de l'Internet à une pression croissante, à tel point que le gouvernement américain devrait en retirer certaines inquiétudes. Cette résolution « conduit la Commission à examiner des textes qui orientent la séparation des moteurs de recherche des autres prestations commerciales » , sur le long terme. Celle-ci a été approuvée par 384 votes pour, 174 contres et 56 votes blancs.


Le Parlement européen ratifie tous les ans des dizaines de conventions à l'attention de la Commission européenne. Rappelons que sur certains sujets, il possède la prérogative de l'initiative législative. La convention visant Google est nommée « convention pour la sauvegarde de l'autonomie des consommateurs sur le plan numérique » et a spécialement attiré l'attention car elle manifeste son opposition au géant du Net.


« Nous souhaitons conscientiser particulièrement la commission européenne mais également les entreprises américaines telles que Google et le citoyen », a souligné le député européen socialiste M. Tarabella. Contacté par l'AFP, le représentant de Google à Bruxelles, A. Verney, n'a pas souhaité commenté le sujet. Néanmoins le gouvernement américain avait pris position un peu avant dans la semaine, en faisant par de son « inquiétude », par la présence de son porte-parole à la Délégation américaine attachée à l'UE. « Il est capital que l'identification d'obstacles à la concurrence et des résolutions afférentes soient basées sur des conclusions précises et incontournables, dans un encadrement apolitique », a-t-il averti.

En novembre 2010 la Commission a engagé une enquête dénonçant Google pour « abus de monopolisation ». Le géant du Net s'est vu accuser de mettre en priorité sur ses pages ses propres services dédiés, sans considération des moteurs de recherche existants, à l'exemple du comparateur de prix Kelkoo ou encore des portails spécialisés dans le voyage tel que Expedia. #Union Européenne