Le journaliste français, mais aussi et surtout polémiste, se voyait bien venir rendre compte en #Belgique de son dernier livre, Le Suicide Français, mais sous la pression d'une certaine opposition, l'événement fut tout simplement annulé. Une grande librairie bruxelloise préféra "limiter" les dégâts, que de voir face à sa vitrine des "casseurs", qui pour beaucoup n'ont jamais lu l'écrivain.

Qu'on aime ou pas Eric Zemmour, peu importe, le tout est de savoir si oui ou non il faut interdire la liberté d'expression, et à quel titre. Par contre, l'ancien chroniqueur de l'émission "On est pas couché", de Laurent Ruquier, sera bel et bien à Bruxelles, mais à l'invitation de cercles privés, dont le "Cercle de Lorraine" et le "B19 Country Club", auxquels il donnera conférences et signatures. Des débats très animés en perspective, où franc-parler et coups de gueule ne devraient pas être absents. Si Zemmour parlera de son œuvre, il aura aussi l'occasion de s'étendre sur ses convictions (!) en ce qui concerne la Belgique. En effet, encore ce matin sur les ondes de Bel-RTL (la radio privée belge), il se plaisait à redire qu'il voyait -à plus ou moins long terme- l'explosion du royaume. Avec en toile de fond, la constante percée des nationalistes flamands, qui -à ses yeux- n'ont pas abandonné l'idée d'une séparation.

On sait que ses propos font grincer les dents de beaucoup de monde, mais est-ce pour cela qu'il faut interdire. nous ne le pensons pas, mais plutôt activer le débat. Il ne peut y avoir de construction sans échange d'idées. D'ailleurs, ne dit-on pas: "il est interdit d'interdire."? Zemmour a choisi le ton de la provocation, osons choisir la confrontation objective, sans pour cela l'envoyer à Sainte-Hélène, où ailleurs. Ses propos ne plaisent pas, discuter serait déjà un bon début. Dans ce monde de brutes, lorsqu'on sait que la Belgique est le premier fournisseur de combattants pour la Syrie, tous les signes de ce polémiste ne doivent pas être pris à la légère. Sans pour cela devoir être d'accord avec tout ce que Zemmour affirme, posons-nous les bonnes questions. La N-VA (nationaliste flamand) grimpe en flèche, entre au gouvernement fédéral, propose des ministres ayant eu des propos beaucoup plus racistes que Zemmour, et là personne ne bouge. La promesse du président de ce parti, Bart De Wever, de ne plus remettre sur la table du conseil des ministres les dossiers communautaires, pendant cette législature, ne doit pas faire oublier qu'il y aura un après Michel 1er (le premier ministre libéral actuel), et tout est possible.

#Livres