L'#Union Européenne est de plus en plus menacée par la mouvance djihadiste. Bien que les actes terroristes menés par des extrémistes islamistes violents ne datent pas d'hier, les récents attentats parisiens, suivis des opérations antiterroristes menées à travers l'Europe (dernièrement en Belgique où les forces de l'ordre ont tué deux djihadistes à Verviers), ne font qu'accentuer le phénomène.

Ces opérations antiterroristes nationales sont certes nécessaires, mais demeurent insuffisantes. Les services de renseignements français, belge, allemand ou britannique prennent tous la menace djihadiste très au sérieux. Des mesures sont d'ailleurs prises un peu partout en Europe pour lutter contre le radicalisme et le terrorisme.

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Citons notamment la douzaine de mesures prises par le #Gouvernement belge, vendredi dernier. On y retrouve notamment la possibilité de retirer la nationalité belge aux binationaux djihadistes. Cela - soit dit en passant - étant une fausse bonne idée. Par ce biais, la Belgique ne fait que renvoyer la patate chaude vers d'autres pays. Aussi musulmans soient-ils, ces derniers ne craignent pas moins les menaces terroristes. Surtout que ces jeunes ont bien souvent grandi sur le territoire européen et n'ont donc rien à faire à l'étranger.

Pour revenir à la menace djihadiste en Europe, il faut savoir que cette mouvance frappe l'ensemble des États membres de l'Union. Si, bien sûr, il existe des coopérations entre les services de renseignement des différents pays de l'Union européenne,aucun service de renseignement commun à l'ensemble des États membres n'a été créé.

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Aucune - à moins qu'elles soient tenues secrètes - réunion de l'ensemble des responsables du renseignement dans le cadre européen, comme c'est le cas à l'OTAN, n'a eu lieu.

Les présupposés djihadistes sur des listes européennes

En effet, ces coopérations portant sur des échanges opérationnels et d'informations, aussi poussés soient-ils, ne constituent en rien une réponse adéquate à une menace aussi importante que la menace djihadiste.

Cela débute bien évidemment par la création d'une liste comportant les noms des présupposés djihadistes à l'échelle européenne. Il n'est sans doute pas nécessaire de rappeler que les frontières de l'Union sont ouvertes et que des terroristes présents en France peuvent très bien frapper en Italie ou en Allemagne sans jamais être contrôlés. Il est donc judicieux que l'ensemble des pays européens connaissent l'identité des personnes à risque.

Cependant, un autre problème persiste. Même si un tel service était mis en place, il faudrait que les États membres acceptent de laisser le champ libre aux services de police européenne Europol.

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Les États membres verraient donc passer leur privilège régalien en matière de sécurité passer au second plan pour des enjeux aussi importants que le terrorisme.

Il est toutefois peu probable qu'une telle réforme ait lieu dans un avenir proche. Certains États de l'Union ayant encore du mal à accepter de perdre leur souveraineté au profit d'une instance plus large et plus puissante. De peur, sans doute, de se faire marginaliser. #Jihad