À quelques heures des résultats de ces élections législatives en #Grèce, un seul mot est à la bouche des experts: Syriza, le parti d'extrême-gauche que tout le monde indique déjà comme étant le grand vainqueur de ce scrutin capital pour le pays.

Syriza, c'est avant tout un leader qui a su imposer sa personnalité en Grèce et ailleurs dans le monde. À seulement quarante ans, Alexis Tsipras a déjà une jolie carrière de politicien derrière lui. L'ancien conseiller municipal d'Athènes a mené la formation parlementaire Syriza, alors insignifiante, aux élections de 2012, lui permettant de récolter le joli score 26,9% des voix et la hissant au rang de deuxième formation politique en Grèce.

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Depuis, Syriza est devenue officiellement un parti politique et compte bien devenir dès demain le premier du pays s'il remporte la majorité tant espérée.

Un programme anti-austérité

Si Syriza remporte un tel succès, c'est indubitablement grâce à sa politique contre l'austérité qui a déjà tant mis à genoux les Grecs. Tsipras l'affirme haut et fort : s'il gagne les élections, il mettra tout en œuvre pour mettre un terme à ces mesures austères imposées par l'Union Européenne et les instances comme le FMI et la BCE. Sa solution pour sortir la Grèce de la misère ? Parier sur le bonheur des Grecs ! Syriza promet ainsi d'améliorer les conditions de vie du peuple hellénique grâce à plusieurs opérations, en créant par exemple des emplois, en augmentant le salaire minimum et en offrant un accès gratuit à la nourriture pour les plus démunis.

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Mais tout cela ne se fera pas sans économiser de l'argent quelque part… Tsipras compte ainsi renégocier la dette grecque avec ses créanciers, en espérant que quelques uns feront un geste pour abandonner les millions d'euros que le pays leur doit.

Des soutiens européens

Bien entendu, cette politique d'extrême-gauche presqu'utopiste pour certains, peu réalisable pour d'autres, n'enchante pas tout le monde. L'Europe a déjà prêté plusieurs millions à la Grèce, et espère aujourd'hui au mieux récupérer son dû, au pire ne pas l'augmenter. Car si le nouveau gouvernement refuse les mesures d'austérité, c'est inévitablement ce qu'il va se passer si d'autres mesures ne sont pas prises pour respecter les termes des accords passés entre l'ancien gouvernement et les instances financières pour l'octroi de plusieurs aides européennes.

Mais qu'à cela ne tienne, Alexis Tsipras et son parti Syriza sont pourtant vu d'un très bon œil ailleurs en Europe, et particulièrement en France. Son plus grand allié ? #Jean-Luc Mélenchon bien sûr ! Le leader du Parti de Gauche épaule depuis toujours son collègue grec, et espère bien évidemment sa victoire aux élections pour, dit-il, que sa politique anti-austérité entraîne un effet domino sur le reste de l'Europe.

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Outre les politiciens d'extrême-gauche et quelques socialistes, Alexis Tsipras peut également compter sur le soutien d'une autre figure emblématique de la politique française, pourtant à l'opposé de ses idées… Marine Le Pen a ainsi avoué toute l'admiration qu'elle vouait au jeune grec, qu'elle espère voir renverser la politique d'Angela Merkel et des dirigeants UMP-PS au niveau européen. Syriza viendra-t-elle épauler le Front National à Bruxelles ? Rien n'est moins sûr, tant les deux partis, s'ils se rejoignent sur un point, sont différents sur tous les autres… #Élections