La région frontalière du Donbass, zone tampon entre la Russie et le reste de l’#Ukraine, est encore secouée par de violents affrontements. Ce lundi, à Donestk, un tir de mortier sur une centrale électrique a privé de courant la mine de charbon de Zasyadko, bloquant ses 500 occupants à l’intérieur. Sans lumières ni moyens pour se déplacer à l’intérieur de la mine, les 497 ouvriers bloqués affrontent un risque énorme : selon Russia Today, un dangereux gaz augmenterait le niveau de danger.

Selon l’agence de presse russe Ria Novosti, les forces ukrainiennes auraient attaqué plusieurs centrales électriques dans cette région. A midi, heure locale, la centrale électrique fournissant de l’électricité à la mine de Zasyadko était hors-service.

Ce n’est pas la première fois qu’un accident pareil se produit. En 2007, une explosion liée à une fuite de méthane avait causé, dans la même mine de Zasyadko, la mort de 101 mineurs. Au moment de l’explosion, 450 mineurs étaient encore sous-terre. Le president de l’époque, Victor Yushchenko avait alors critiqué l’administration pour mauvaise gestion des normes de sécurité.

Aujourd’hui, c’est la guerre qui bloque les mineurs



Depuis le début de la guerre civile, initiée par la révolution de Maidan, puis poursuivi par l’invasion de la Crimée, cette région accuse quotidiennement le coup d’une guerre lasse et interminable. Au plus profond de l’hiver ukrainien, les indépendantistes pro-russes et les nationalistes ukrainiens continuent de se battre, et ce sont les civils qui trinquent.

Autrefois, les mines de charbon faisaient du Donbass l’une des régions les plus développées d’Ukraine d’un point de vue économique. 40% de l’électricité alimentant l’Ukraine était jusqu’il y a peu produite à partir du charbon local. Fin novembre, les rebelles pro-russes ont mis la main sur ces mines, privant le reste du pays d’une source d’énergie très importante.

Toutefois, si les forces ukrainiennes, en tirant sur la centrale électrique, cherchaient à reprendre le contrôle d’une importante source d’énergie, elles risquent également de causer la mort de 500 personnes.