En ce vendredi, des convois ont récupéré des civils afin de les transporter en des lieux plus sécuritaires dans le secteur de la ville de Debaltseve. Des deux côtés, les soldats semblent observer une trêve afin de permettre aux civils de sortir de la région et éviter des morts inutiles. Pendant ce temps, les dirigeants français et allemand, François et Hollande et Angela Merkel, tentent un essai ultime pour convaincre Vladimir Poutine de retirer son appui aux forces pro-russes et négocier un cessez-le-feu.

Un journaliste de l'agence de presse internationale Reuters a observé une trentaine d'autocars dans la ville de Debaltseve. Ceux-ci étaient destinés au transport de civils vers l'extérieur de la ville. Si on parle de cessez-le-feu, il me semble que l'évacuation de civils ne donne pas un signe très encourageant.

Si ce n'était que de cette municipalité, il n'y aurait peut-être pas de raisons de s'inquiéter. Mais, à Artemivsk, même chose. Des autocars remplis de civils quittaient la ville. Est-ce seulement le calme avant la tempête sur ce territoire stratégique pour sa station ferroviaire?

Les rebelles pro-russes, qui ont pris l'initiative des combats dans cette ville qui fait le pont entre deux régions dont ils ont le contrôle, ont respecté une trêve dans les affrontements afin de laisser les innocentes victimes quitter leur domicile. Néanmoins, les Ukrainiens n'ont pas confirmé cet arrêt des combats.

En même temps, le président américain est sous haute pression à Washington pour armer les Ukrainiens. Démocrates et Républicains s'accordent sur ce point, chose rare dans la capitale américaine dernièrement. Vladimir Poutine écoute à Moscou le plan que lui proposent François Hollande et Angela Merkel afin d'éviter de faire couler plus de sang sur le territoire ukrainien. Le Tsar russe se résoudra-t-il à écouter ses homologues européens afin de laisser Kiev en paix, le temps de trouver des arrangements? Difficile à dire puisqu'il fait cavalier seul depuis qu'il est en place. La pression est forte! #Ukraine