Ces dernières semaines, la #Grèce a fait énormément parler d'elle. En cause, l'arrivée au pouvoir du parti Syriza, contre l'austérité. Tant et si bien même que beaucoup se posaient la question d'une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro, si celle-ci n'acceptait pas les conditions émises par ses voisins. Cependant, il n'en est rien. Pas pour le moment du moins…

La conclusion de l'Eurogroupe qui s'est tenu hier, vendredi 20 février, a été dévoilée au terme d'une journée de discussions pointilleuses sur l'avenir de la Grèce au sein de la zone euro. Cette dernière a accepté l'ensemble des conditions déterminées par les autres pays européens.

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Ce qui lui permet, en échange, de conserver l'assistance internationale absolument nécessaire pour que le pays ne s'effondre pas totalement. Dès lors, les partenaires européens ont accordé à la Grèce une extension de 4 mois (et non pas 6, comme initialement demandé) au programme d'aide, mis en œuvre depuis 2012 et qui arrivait à échéance le 28 février prochain.

Action, réaction

Concrètement, la Grèce a donné son accord pour mettre en œuvre le programme, autrement appelé mémorandum, qui inclut des plans de prêts mais aussi des objectifs budgétaires ainsi que des réformes. Dès lundi, une première série de réformes devra voir le jour. Les pays européens s'exprimeront dès le lendemain, mardi, après analyse de cette liste.

Les 4 mois accordés par l'Europe ont pour objectif de convenir de la suite.

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À savoir donc, établir un nouveau plan d'aide, qui pourrait prendre des allures de contrat, selon les propos de Christine Lagarde, à la tête du Fonds monétaire international.

Cependant, il est important de préciser que cet accord ne sera effectif qu'une fois que le plan d'action sera soumis par la Grèce dans les semaines à venir. Dès lors, cela devrait permettre le versement de la dernière tranche des 240 milliards d'euros prévus par l'#Union Européenne et le FMI, à savoir quelques 7 milliards. Cela, si, et seulement si, les institutions (la Commission européenne, la Banque centrale, et le FMI) fournissent une évaluation positive, et donnent, par là même, leur feu vert.

L'engagement grec

En plus des conditions évoquées au préalable, la Grèce "renouvelle son engagement sans équivoque à honorer ses obligations financières envers ses créanciers en temps et en heure, et dans leur totalité". Cette déclaration et cet engagement tenaient véritablement à cœur aux 18 pays européens, étant donné les déclarations récentes faites par les nouveaux dirigeants grecs qui mettaient en doute ce remboursement.

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Si la Grèce a accepté de se tenir à des objectifs budgétaires sujets à être redéfinis par les décisions de l'Eurogroupe, les institutions de leur côté ont indiqué qu'elles "prendraient en considération, pour 2015, les conditions économiques actuelles". Cela implique une révision à la baisse du solde primaire de 3%, imposé à la Grèce pour 2015 (avec 4,5% pour 2016). En effet, ces objectifs n'auraient pu être menés à bien. Le gouvernement grec souhaite baisser ce solde à 1,5%. Néanmoins, aucune décision n'a encore été prise à ce sujet.

Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, a dit de cette réunion qu'il s'agissait d'un "moment important dans le processus de négociation avec la Grèce, notamment pour regagner la confiance. L'issue est réellement positive".

Quant à Yanis Varoufakis, ministre grec des Finances, au terme de cette longue journée, il était heureux que "l'isolement du gouvernement grec en Europe ait été brisé. Et ce, même si certains partenaires doutent encore de la Grèce".

Le scénario d'une "Grexit", de la sortie du pays de la zone euro, n'est donc plus d'actualité. Athènes a obtenu de l'Europe la promesse de l'aide dont elle a besoin pour garder la tête hors de l'eau. Mais cela au prix de concessions et d'efforts importants à fournir par le gouvernement Tsipras… Qui avait promis aux Grecs que l'austérité serait une époque révolue. Si pour beaucoup, l'issue de la réunion de l'Eurogroupe est un soulagement, pour les citoyens grecs, la pilule risque d'être difficile à avaler. #Finance